Équipement

3 montres pour le pleinairiste branché et exigeant

Banc d'essai

Difficile de ne pas succomber aux services que nous offrent ces appareils électroniques.


Dany Coulombe - 01/03/2018
Nous avons testé trois montres. Et nous avons été renversés. On les veut toutes ! Pour courir, pédaler ou pagayer…

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Garmin Fenix 3
Garmin est probablement le nom le plus connu dans le monde des GPS et des moniteurs d’entraînement. Sa série Fenix est l’exemple même de la montre multifonction. La Fenix 3 est une montre multisport connectée et solide. Elle se distingue des autres Fenix par une pile plus puissante, mais un verre moins résistant que les autres modèles.

La montre
La robustesse se sent au toucher et au maniement des gros boutons, faciles à utiliser même les yeux fermés, avec des doigts gelés ou avec des gants. Le très gros affichage, combiné à un écran couleur aux thèmes qu’il est possible de personnaliser, rend la consultation facile, peu importe la luminosité extérieure.

Ça se traduit cependant par un poids non négligeable au poignet et un volume qui ne passe pas inaperçu. Le boîtier est moins ajusté pour les petits poignets. Le bracelet de silicone légèrement élastique se change facilement advenant un bris et offre un ajustement facile et sécuritaire. L’adaptateur de recharge se présente sous la forme d’un berceau solide qui se fixe au boîtier afin d’aligner correctement les quatre électrodes (une nette amélioration par rapport aux anciennes Forerunner 210 !).

La batterie Li-ion de 300 mAh offre une autonomie suffisante pour la plupart des courses longue distance, mais peut se révéler trop faible pour les grandes randonnées. Il est à noter qu’une antenne EXO très performante a été intégrée, promettant plus de facilité à capter les signaux satellites dans des endroits difficiles.

L’essai
Son écran n’est pas tactile, mais il est facile de naviguer avec les boutons qui le bordent. On exerce une pression longue ou courte, selon le menu dans lequel on est, et les options défilent. Parlant de pression, la course des boutons est brève, mais suffisante pour bien sentir si la commande a été passée. Combiné à l’option d’un avertissement sonore et d’une vibration, cela diminue le risque de partir en entraînement sans avoir activé quoi que ce soit.

L’application Garmin Connect pour téléphone envoie des notifications (courriels, textos et notes) et contrôle la musique du mobile à même la montre, affiche les statistiques d’entraînement sur un ordi et gère les widgets personnalisant l’usage quotidien de la montre. Une simple pression sur le plus gros bouton (start/stop) permet d’accéder rapidement aux activités.

Aux options d’entraînement comme telles s’ajoutent celles de navigation grâce à un récepteur GPS et Glonass rapide et précis. Il est possible de télécharger des parcours et d’activer une fonction de retour, mais il n’est pas possible de voir le fond de carte.

Une montre de qualité, certainement, performante et polyvalente à souhait. Difficile de lui trouver des défauts, à part son prix et son encombrement substantiels. Son autonomie semblait surévaluée, ou alors la jauge manque de précision. L’affichage est parfois difficile à lire. Il a fallu augmenter la luminosité de l’écran. Malgré cela, cette montre est à mettre sur la courte liste des recommandations.

Garmin Fenix 3
51 mm x 51 mm x 16 mm
82 g
Étanche à 100 m
Autonomie de 6 semaines en mode montre, 50 h en mode UltraTrac et 20 h en mode GPS
Activités: course, vélo, natation, SUP, aviron, rameur, triathlon, golf, ski, ascension
Fonctions: boussole électronique, altimètre barométrique, navigation (GPS et Glonass), partenaire virtuel, contrôle de la musique
680 $

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Suunto Ambit 3 Peak
Suunto est une compagnie finlandaise qui rime avec orientation et qualité depuis 75 ans. La série Ambit 3 compte quatre modèles : Peak (la plus complète), Vertical, Sport et Run (la minimaliste). La Ambit 3 Peak est la rivale directe de la Fenix 3 de Garmin. Elle se distingue par sa pile longue durée, des matériaux plus solides, des fonctionnalités plus nombreuses et multisports. Toutefois, elle n’offre pas les alertes ni même les fonctions GPS et Glonass de la Vertical.

La montre
Imposante mais confortable, la montre reste bien en place même pendant les activités intenses. Les cinq gros boutons multifonctionnels sont faciles à utiliser, mais l’emplacement du bouton start/stop est trop près du bouton next placé au centre. Avec des gants, on risque d’appuyer sur les deux simultanément. En revanche, la lecture est aisée : les caractères s’affichent en gros format.

Le chargeur est petite et se fixe aisément aux quatre électrodes placées au dos. Toutefois, il faut prendre le temps de s’assurer d’un bon positionnement, car un certain jeu est possible et pourrait limiter la qualité des contacts électriques.

L’essai
L’interface est conviviale. On voit la jauge de la pile dans plusieurs menus, on peut bloquer les boutons poussoirs rapidement afin d’éviter tout changement de fonction inopportun et on peut revenir rapidement à l’affichage de l’heure. On peut aussi créer des touches de raccourcis sans passer par les applications installées sur le téléphone.

Parlant d’applications, Movescount permet non seulement l’enregistrement de nos activités, mais donne aussi la possibilité de recevoir les notifications de notre mobile et, même, une particularité propre à Suunto, de faire des vidéos qui incluent images et données statistiques. Pour les capteurs optionnels (comme une ceinture cardiofréquencemètre), seule la technologie Bluetooth Smart (et non ANT+) fonctionne.

La Peak ne crée pas de partenaire virtuel et ne commande pas la musique stockée sur notre téléphone.

Sophistiquée, elle paraît bien au poignet. Cet outil de tous les jours est à la fois robuste et agréable à porter. C’est aussi un redoutable instrument d’entraînement. Sa très grande autonomie permet de l’utiliser pour de longues courses à pied et de grandes randonnées. Malgré l’âge du modèle, la Ambit 3 Peak reste intéressante, surtout qu’avec un peu de chance, on peut la trouver en solde !

Suunto Ambit 3 Peak
50 mm x 50 mm x 18 mm
89 g
Étanchéité à 100 m
Autonomie de 30 jours en mode montre, jusqu’à 200 h en mode GPS (lecture aux 60 s)
Activités: course, cyclisme, natation, entraînement en salle, alpinisme, ski alpin, trekking, triathlon
Fonctions:boussole digitale, navigation (GPS), altimètre barométrique et GPS, chronomètre, compte à rebours, température, pression barométrique (tendances)
675 $

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Polar M600
Cette autre compagnie finlandaise, qui nous a habitués à des capteurs de fréquence cardiaque et à des moniteurs d’entraînement haut de gamme depuis près de 30 ans, nous propose ici une montre de sport fonctionnant sous Android Wear qui ressemble à un bracelet d’entraînement sur les stéroïdes.

La montre
En fait, c’est une vraie montre de sport, dans la lignée des Apple Watch ou Garmin FR35. Le modèle testé est compatible avec Bluetooth et Wi-Fi. Lourdaude, elle offre un écran tactile de plus grande résolution (240 x 240), mais aussi un récepteur [DG1] GPS et Glonass.

Sa forme profilée se glisse bien sous une manche, et la courbure de son boîtier s’adapte bien au poignet. Le boîtier se retire aisément du bracelet afin de le laver ou même de changer ce dernier. Le verre Corning Gorilla Glass est robuste, mais la surface tactile ne réagit pas bien aux doigts gantés. L’étanchéité de l’ensemble est limitée à 10 m. Bon pour la nage en piscine, en théorie, mais moins étanche que des montres comme la Fenix ou la Ambit. La recharge de la pile se fait grâce à un ingénieux adaptateur magnétique qui se fixe au dos de la montre.

Aussi au dos, un capteur de fréquence cardiaque propose de vérifier son rythme cardiaque en tout temps. Sa précision n’est pas sa force. Une ceinture cardiofréquencemètre, optionnelle, est recommandée dans ce cas.

L’essai
La M600 combine les interfaces Android Wear et Polar Flow, ce qui crée certains doublons. On profite de l’environnement Google, incluant les alertes, et un stockage embarqué de 2,6 Go pour de la musique ensuite accessible sans recourir à un téléphone.

Côté entraînement, Google Fit et Polar Flow se complètent bien. L’affichage couleur donne beaucoup d’information sur un même écran, et il est même possible de glisser rapidement vers d’autres affichages pour compléter le portrait. L’écran reste actif, ou s’allume par une rotation du poignet. Facile quand on marche ou on court, mais plus compliqué en nageant ou en pédalant.

Un écran souvent allumé et la navigation par GPS activée par défaut nous amènent à recharger la montre tous les soirs. Son autonomie maximale est de 8 heures. Enfin, cette montre supporte des capteurs externes Bluetooth, mais pas ANT+.

Hybride entre le bracelet d’activités et la montre de sport plus traditionnelle, la M600 offre, à portée de main, plusieurs fonctionnalités de Google et d’autres applications d’entraînement. Son écran tactile est génial à utiliser, mais possède ses limites. Moins robuste, moins étanche et avec une brève autonomie, on peut la classer dans la catégorie des produits plus généralistes que spécialisés. Elle est d’ailleurs peu adaptée aux activités multisports, comme le triathlon. Bref, elle plaira d’abord aux plus branchés d’entre nous.

Polar M600
45 mm x 36 mm x 13 mm
63 g
Étanchéité à 10 m
Autonomie de 8 h en mode entraînement
Activités: exercices de groupe, course, musculation, cyclisme, sports intérieurs, sports extérieurs
Fonctions: navigation (GPS), chronomètre, compte à rebours, cardiofréquencemètre intégré, lecteur de musique, commandes vocales
399 $
 


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