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Équipement

Guide d’achat /// Lampes frontales pour y voir plus clair

11-08-2014

Il n’y a pas si longtemps, le marché de la lampe frontale était très restreint. Petzl dominait avec son modèle Zoom et sa pile 4.5 V ultra pesante et encombrante. Depuis l’arrivée de la diode électroluminescente (DEL), au début des années 2000, l’offre a explosé. toute la lumière sur ce petit indispensable.





Étape 1
identifier ses besoins
Avant d’acheter, posez-vous la question suivante: pour quel type d’activité
ai-je besoin d’une lampe frontale?

Camping: comme il suffit de voir autour de vous à la noirceur pour chercher ce dont vous avez besoin ou simplement pour lire, un éclairage grand-angle de 1 à 10 m sera suffisant.

Course en sentier: la stabilité sur la tête, le confort ainsi que la puissance de l’éclairage sont primordiaux. La lampe devrait vous permettre de voir sur une distance de 75 à 90 m au moins pour éviter les dangers. Évidemment, la légèreté devient une caractéristique importante.

Randonnée pédestre: la portée du faisceau lumineux, le poids et l’autonomie des piles sont des atouts à considérer.

Cyclisme: vous devez prioriser la puissance du faisceau ainsi que la distance d’éclairage pour éviter tout obstacle à grande vitesse.

Sport nautique: inutile de préciser que la résistance à l’eau est LA caractéristique importante. Vous devrez également avoir une haute intensité d’éclairage avec un faisceau puissant afin de voir loin sur tout plan d’eau.

Camping d’hiver et alpinisme: privilégiez les modèles qui donnent la possibilité de garder les piles au chaud (boîtier avec des piles séparées du système d’éclairage, pouvant se glisser sous un manteau), en plus d’avoir une bonne autonomie.

Voyage et trousse d’urgence: pour un usage général et occasionnel, considérez une lampe de petite taille, au poids ultra léger et avec un faisceau large. Le mode stroboscope est de mise en cas d’urgence.

La couleur de la lumière
Certaines lampes offrent un mode «lumière rouge». Celle-ci ne provoque pas le rétrécissement des pupilles, contrairement à la lumière blanche. Il est donc agréable d’utiliser la lumière rouge lorsque vous regardez le ciel de nuit, ou que vous ne souhaitez pas vous éblouir afin de garder une bonne vision nocturne. La lumière verte est, quant à elle, utilisée pour la lecture de cartes, de manière à bien voir sans être ébloui.

Une lampe régulée ou non régulée?
Grâce aux nouvelles technologies, les lampes frontales offrent aujourd’hui des modèles dits régulés, qui donnent un degré d’éclairage constant tout au long de la durée des piles (contrairement aux modèles non régulés dont l’éclairage diminue graduellement). Cette fonctionnalité peut sembler intéressante, mais présente un inconvénient: la lampe peut s’assombrir brusquement sans prévenir lorsque les piles sont épuisées, vous obligeant donc à les remplacer dans le noir (d’où l’intérêt d’avoir une lampe de secours!). Certains modèles préviennent en clignotant ou en baissant soudainement à un niveau d’éclairage inférieur, ce qui vous indique qu’il est temps de changer de piles. Avec une lampe non régulée, une variation de l’intensité lumineuse indique que les piles commencent à faiblir, mais qu’on a amplement le temps de les changer avant qu’elles soient complètement déchargées. Les deux modèles comportent des avantages et des inconvénients; à vous de faire votre choix en toute connaissance de cause.

Étape 2
déterminer le type d’éclairage

Il existe deux grandes familles d’éclairage: les ampoules incandescentes et celles à DEL (diodes électroluminescentes), souvent retrouvées sous l’appellation anglaise LED (light emitting diode). Pendant de nombreuses années, les ampoules incandescentes (halogène, krypton, xénon) régnaient en maîtresses, mais, depuis plus d’une dizaine d’années, les DEL ont pris le marché d’assaut.

La guerre des lumens
Les manufacturiers affichent désormais les lumens de chacun de leurs modèles. Le lumen est l’unité de mesure utilisée pour calculer la puissance lumineuse. Mais le lumen ne dit pas tout, car il donne une évaluation de la puissance lumineuse émise dans toutes les directions. Or, certains auront besoin d’un éclairage précis avec une grande portée, d’autres d’un éclairage plus large et restreint. Mieux vaut donc identifier ses besoins et
opter ensuite pour une puissance précise (avec un nombre de lumens correspondant).
L’intensité peut varier grandement d’un modèle à un autre. Elle peut passer de 5 lumens à 760 lumens dans certains cas. Normalement, plus la valeur en lumens est élevée, plus la consommation énergétique est grande. Tout le monde n’a pas besoin d’une lampe frontale qui illumine à
400 lumens. Ce qui importe vraiment est de savoir comment et pour combien de temps une lampe illumine une zone cible du sentier en face de vos pieds, de votre kayak ou de votre vélo, par exemple. La vraie valeur d’une lampe réside dans l’efficacité avec laquelle elle utilise son intensité lumineuse pour accomplir sa tâche.
Deux autres spécifications sont également utiles pour évaluer la performance de la lampe:
1. La distance du faisceau (jusqu’à quelle distance la lampe frontale peut-elle projeter une «lumière utilisable»?).
2. La durée de la pile.

Comment ça marche?
Les ampoules classiques fonctionnent avec des filaments emprisonnés dans une ampoule au milieu d’un gaz. La production lumineuse est très forte, mais 80 % de l’énergie se dissipe sous forme de chaleur. Étant donné les risques de bris du filament et de l’ampoule, ces produits sont peu fiables en matière de longévité et d’autonomie. Au contraire, les ampoules à DEL sont très fiables et offrent une autonomie impressionnante (jusqu’à environ 150 heures d’éclairage fonctionnel). Elles sont constituées de deux parties, une anode (+) et une cathode (-) qui, soumises à un courant électrique, créent de la lumière sous l’effet des électrons qui passent alternativement du côté positif au côté négatif. Les DEL transforment jusqu’à 90 % de l’énergie en source lumineuse pour seulement 10 % de chaleur. Elles ont donc une meilleure efficacité.

Les options d’éclairage: nécessaires ou non?
La plupart des lampes frontales offrent deux modes d’intensité lumineuse: haute et basse.
D’autres peuvent offrir trois degrés (ou plus) de luminosité, allant du plus économe en énergie au plus énergivore.

Lumière stroboscopique (ou Flash): cette ampoule clignotante s’avère particulièrement importante pour les lampes de type «urgence» (ex.: lampe e+LITE, de Petzl).

Intensité faible: c’est le mode standard utilisé pour la plupart des tâches (comme les corvées du camp) ou marcher le long d’un sentier facile pendant la nuit.
Intensité modérée: c’est un mode d’éclairage offert sur certains modèles simplement afin de donner aux gens plus de choix.

Intensité maximale: une bonne option pour les situations où vous avez simplement besoin de plus de lumière, regarder une carte la nuit, par exemple.

Boost (ou Zoom): cette fonction offerte sur quelques modèles produit un faisceau très intense pour mieux voir pendant une brève période. Très intéressant pour mieux repérer un passage déterminant en escalade, pour mieux s’orienter en montagne ou pour rechercher une balise pendant une course d’aventure. Il faut juste avoir en tête que ce mode implique une grande consommation d’énergie des piles et, par conséquent, gruge fortement leur autonomie.

Selon les modèles, le passage d’un mode à l’autre se fait par un bouton distinct du bouton de mise en marche (on-off). D’autres n’ont qu’un seul bouton pour passer d’un mode à l’autre. Les fonctions de certains modèles ne sont pas simples, et il en va de même pour les boutons de commande, pas toujours ergonomiques. Il est donc préférable de manipuler la lampe en magasin avant de l’acheter. D’autant plus si vous pensez utiliser votre lampe en hiver, car vous aurez à la manipuler avec des gants… Faire un test en boutique vous épargnera de vous geler les doigts si les boutons de commande sont trop petits!

Étape 3
choisir la source d’énergie

Pour fonctionner, votre lampe frontale a besoin de piles. Trois choix principaux s’offrent à vous:
1 /// Les piles alcalines: c’est la technologie la plus répandue. La qualité et la durée de vie peuvent varier d’une marque à une autre. Ce type de pile est offert facilement partout sur la planète, ce qui en fait un choix judicieux pour les globe-trotters.

2 /// Les piles au lithium: ces piles sont plus chères que les piles alcalines et ne sont pas rechargeables, à ne pas confondre avec les accumulateurs Li-ion (voir point no 3). Elles possèdent une meilleure capacité énergétique, sont plus légères (jusqu’à 30 % fois plus légères que les piles alcalines) et offrent une meilleure résistance au froid. Par contre, elles ne conviennent pas à tous les modèles de frontales (référez-vous toujours aux recommandations du manufacturier). Sur le plan écologique, ce n’est pas le meilleur choix, car elles sont jetables!

3 /// Les piles Li-ion ou Ni-MH: ce sont les piles de dernière génération d’accumulateurs rechargeables. À poids identique, elles ont une meilleure capacité que les piles alcalines et celles au lithium et n’ont aucun «effet mémoire». Certains modèles peuvent même se recharger par un port USB.

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