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Savoir gérer l’urgence

26-04-2015

En excursion ou en expédition, certaines situations peuvent tourner rapidement au cauchemar. Que faire pour prévenir ou réagir le cas échéant? Voici quelques pistes de solution.


photo : Fotolia

 

Des outils pour vous aider

Certains appareils sont parfois salutaires lorsque la situation tourne mal… et peuvent même sauver des vies!
Le SPOT
Cette balise de détresse envoie un message
qui donne vos coordonnées GPS aux équipes de secours. Attention, cependant: certains endroits sur la planète ne sont pas très bien couverts par ce système. Référez-vous au manufacturier pour connaître les limites de son opération.
findmespot.ca

Un téléphone satellite
Rien de mieux que de parler à quelqu’un pour expliquer clairement l’urgence de la situation. Ayez avec vous les numéros d’urgence et, surtout, assurez-vous qu’ils sont fonctionnels avant de partir! Vérifiez l’étendue de la couverture du réseau téléphonique, car certains sont plus performants que d’autres selon l’endroit où on se trouve sur la planète.
tel-loc.com

Un téléphone intelligent ou une tablette
Eh oui! ces nouveaux gadgets peuvent vous aider grandement dans une situation d’urgence! Évidemment, la réception cellulaire n’est pas bonne partout, mais selon les cas, ça peut faire toute la différence. À même votre appareil, un localisateur GPS peut faciliter les recherches, au besoin. Vous pouvez également stocker beaucoup d’information sur la santé, les procédures de secourisme, des cartes, etc. Bref, cet outil n’est vraiment pas indispensable, mais peut devenir très utile. Attention, ces appareils n’ont pas été conçus pour une utilisation en plein air; il faut donc être délicat.

Prévoir le pire
Qui dit urgence dit évacuation d’urgence. Très souvent, le moyen le plus rapide d’évacuer est par hélicoptère. Je vous suggère très fortement de souscrire une assurance qui couvre les frais de transport en hélicoptère avant même de partir en expédition, car la facture peut s’avérer très salée. Et les conséquences financières peuvent être désastreuses. C’est déjà arrivé…

Pour le territoire québécois, y compris le Grand Nord, la compagnie Airmedic (airmedic.net) offre un service de secours héliporté. Plusieurs forfaits sont offerts pour convenir à vos besoins. Pour ceux qui voyagent à l’étranger ou ailleurs au Canada, une assurance complémentaire peut être nécessaire afin de couvrir d’autres frais.

Avant un trek en haute montagne, il faut vérifier la portée de sa couverture, car la grande majorité des compagnies d’assurance imposent beaucoup de restrictions pour certaines activités (trek, escalade, altitude, etc.) ou ne couvrent tout simplement pas les évacuations. Vérifiez que votre assurance couvre tous les sports de montagne confondus, et ce, à n’importe quelle altitude. À titre informatif, la compagnie canadienne Travel Underwriters offre ce type de couverture (travelunderwriters.com).

Petits trucs naturels pour urgences de terrain
Voici quelques trucs simples que j’ai personnellement utilisés et qui m’ont permis de m’en tirer à bon compte dans des situations d’urgence.

Soulager un problème dentaire
Toutes les personnes qui ont souffert d’un mal de dents vous le diront: ça fait très mal! J’ai même vu des évacuations en montagne à cause d’un plombage qui avait sauté. Règle numéro un: si vous prévoyez une expédition de plusieurs jours, il serait futé de passer un examen dentaire environ deux mois avant votre départ afin de vous assurer que tout est parfait.

Malgré tout, mieux vaut avoir avec soi quelques clous de girofle et les croquer pour calmer la douleur au cas où un plombage viendrait à casser. On peut aussi emporter un petit tube de Coltosol F, une pâte qui remplace temporairement une obturation. Il vous permettra de continuer votre expédition ou d’être évacué sans souffrir. Demandez à votre dentiste de vous expliquer comment utiliser ce produit.
N’oubliez pas que ce sont des trucs… rien ne remplace la prévention.

Diminuer l’inflammation sans glace
Durant un long trek, il arrive de souffrir d’inflammation, principalement aux genoux. Dans ce cas, il est souvent adéquat de faire un traitement de glace*, mais que faire lorsqu’il n’y a pas de glace? En cas d’inflammation mineure, on peut très bien appliquer des feuilles de chou directement sur l’inflammation, puis faire tenir le tout avec une simple bande élastique. On peut même dormir avec les feuilles de chou sur l’articulation. Étonnant de constater à quel point le chou a un pouvoir anti-inflammatoire. Personnellement, j’applique ce truc lorsque je reviens de courir un marathon, et ça fonctionne très bien.

* Attention: un traitement de glace ne doit pas se faire de n’importe quelle manière. Suivez un cours de secourisme à ce sujet ou demandez à votre physiothérapeute.

Ces quelques conseils ne remplaceront jamais les conseils prodigués par un spécialiste de la santé et ne vous dispensent certainement pas de suivre un cours de secourisme en région isolée.
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