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S’initier à la course en sentier en plein centre-ville

Mont-Royal

Le parcours de 5 km du Tour du Mont-Royal de Brébeuf est unique en son genre.


Martine Letarte - 05/10/2017
Quelle est l’erreur la plus fréquente que font bien des coureurs sur route lorsqu’ils s’aventurent dans les sentiers ? Ils sont habitués à aller à une certaine vitesse et lorsqu’ils réalisent qu’ils vont moins vite en sentier, ils accélèrent malgré les montées, se brûlent et n’arrivent plus à continuer.

Ce constat vient de Benoit Talbot, entraineur de course à pied. «Dans les montées, il faut se reposer pour être capable de reprendre sa vitesse de croisière après, dit-il. Le défi, c’est de gérer l’effort.»

Se reposer dans les montées… je vais la retenir celle-là ! Sur ce sage conseil, nous partons découvrir le parcours du 5 km du Tour du Mont-Royal de Brébeuf (TMRB). Ce marathon sur le mont Royal, qui se tiendra le 22 octobre prochain, est unique en son genre. Urbain, mais en montagne, il n’est pas axé sur la compétition, mais sur le plaisir. Le plaisir de voir les mêmes paysages, de courir dans les mêmes flaques d’eau, de vivre les mêmes montées difficiles et les descentes libératrices.

«Avant que ça devienne une vraie course organisée, j’amenais seulement mes jeunes courir sur le mont Royal pour le plaisir et pour être à l’extérieur», explique Patrick Daigle, professeur d’éducation physique au Collège Brébeuf et directeur de course du TMRB qui en est à sa 8e édition.

5 km, plusieurs bonnes montées
On a donc suivi Benoit et Patrick pour profiter de cette heure du diner d’automne, particulièrement chaude et ensoleillée, en accédant au mont Royal du côté de l’Université de Montréal.

Le parcours de 5 km de ce marathon est celui qui a le plus de montées. Et on est servi dès les premières minutes après le départ.

Benoit nous explique comment on peut gravir la côte en joggant tranquillement en faisant de bons mouvements de bras fléchis à 90 degrés. Trop exigeant ? On peut aussi marcher en faisant de grandes enjambées et de grands mouvements avec les bras tendus.

«Les bras donnent la cadence et permettent de sauver beaucoup d’énergie dans les jambes déjà très sollicitées en course», explique-t-il.

On découvre ensuite une foule de petits sentiers méconnus de cette portion du mont Royal, puis on arrive au superbe sommet Outremont.

Ensuite viennent les descentes. Une première belle, large, longue et facile, où on peut prendre une bonne vitesse sans risquer de chuter. Puis, une plus technique, parsemée de roches. On s’y lance à vitesse réduite, en faisant de petits pas et en allongeant les bras de chaque côté du corps pour faciliter l’équilibre.

On n’aura certainement pas battu de records de vitesse ce midi-là, mais on a visiblement eu du plaisir à courir tout en découvrant le mont Royal sous un nouvel angle. Et on repart avec l’envie de revivre l’expérience. Peut-être même le 22 octobre ! 


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