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Reportages

Des amoureux de la forêt /// Louis Bélanger

Réforme sous surveillance
Bruno Boulianne (texte et photo) - 11/06/2012
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«Nous étions là pour observer la nature, les oiseaux. J’ai tellement aimé ça que je me suis dit : je veux travailler là-dedans!» Sa formation universitaire en biologie l’amène rapidement à s’intéresser à l’aménagement des forêts, dans une perspective de biodiversité et de développement durable. Mais une fois devenu ingénieur forestier, son constat est sans appel : les réformes nécessaires ne se font pas et nos forêts sont de plus en plus industrialisées.

Louis Bélanger l’enseignant se fait donc activiste et devient porte-parole scientifique pour l’organisme Nature Québec. «À la fin des années quatre-vingt-dix, nous avons observé une augmentation des coupes de bois de l’ordre de 30%! Et cela n’intéressait même pas les médias. Heureusement, le film L’Erreur boréale viendra sonner l’alarme.»

Sautant dans le train médiatique, Bélanger joint sa voix à celles de plusieurs activistes et scientifiques afin d’exiger une réforme majeure du régime forestier québécois. Pendant quelques années, toujours auprès de Nature Québec, il participe et assiste aux travaux de la commission d’enquête Coulombe qui aboutira au rapport du même nom. Et surtout, il militera pour que cette fameuse étude débouche sur une véritable refonte de notre régime forestier et pour qu’elle puisse s’appliquer concrètement. Et aujourd’hui, a-t-il espoir que cela advienne? «Nous avons un nouveau régime, mais il n’y en aura pas de facile. La loi s’appliquera bientôt, mais c’est très difficile de changer les mentalités, de faire évoluer une culture forestière qui a plus de cinquante ans.»

Et pourquoi un tel engagement envers notre forêt? «Je suis un naturaliste dans l’âme. Je m’intéresse à tout ce qui participe à l’harmonie d’une forêt et qui fait qu’elle est pleine de vie : les insectes, les oiseaux et les plantes, les poissons et les mammifères. Et j’espère que les humains vont cesser de participer à son appauvrissement…»



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