L’Anneau vert : des Jeux d’hiver écolos?
par
Véronique LandrySamedi matin, sur un banc face à
English Bay, je savoure le soleil et le quotidien local,
Vancouver Sun. Un journaliste ironise à propos des jeux: “Welcome to the global warming Games!” Dans son article au ton humoristique, Pete MacMartin conseille les visiteurs afin de réagir adéquatement face à un ours sortant de son hibernation. Le journaliste propose également d’ajouter les Pinas coladas à la liste de substances interdites et de convertir le bobsleigh en course de boîte à savon.
En ayant misé sur des jeux verts pour sa candidature en 1999, Vancouver aura gagné son pari haut la main. En 2010, la ville vit son hiver le plus doux des 75 dernières années. Les camions lourds et les hélicoptères sprintent sur 250 km afin de déplacer la précieuse matière blanche sur le site de Cypress Mountain. Pendant ce temps à Vancouver, certains jouent au volley-ball de plage et les arbres sont en fleur. Un pied de nez de la part du seul élément non contrôlable pour les Jeux d’hiver: le climat.
Sous la bannière de la durabilité, certains paradoxes se révèlent. Pour relier Whistler à Vancouver, 600 millions auront été investis dans l’élargissement des voies de circulation. À Vancouver même, toutefois, l’objectif est de réduire la circulation automobile de 30% au cours de l’événement. Le Covan a organisé quelques journées de pratique afin que les citoyens s’exercent à planifier des alternatives au transport automobile. La dernière pratique, dont l’objectif visait une réduction de 20%, aura convaincu environ 4% des automobilistes d’enjamber le vélo, d’emprunter le métro ou de marcher. Les nombreuses rues inaccessibles aux voitures convaincront peut-être les réfractaires durant les deux semaines que dure l’évènement. Ces Jeux, que le Covan souhaitait “Carbone neutre” seront à tout le moins respectueux de l’environnement.