Au musée d’anthropologie situé sur le campus universitaire (MOA, un incontournable à Vancouver, surtout depuis ses récentes rénovations), on retrouve actuellement une exposition sur le thème des frontières. Parmi la multitude d’incroyables pièces, on observe l’installation d’un artiste d’origine chinoise ayant immigré au Canada. Gu Xiong évoque, à travers des milliers de petits bateaux qui traversent littéralement les murs du musée, ses prières et ses voeux lors de son arrivée au pays. Il parle surtout de son expérience de migration qui a grandement influencé sa compréhension de la différence. Pour savoir en bénéficier, nous dit-il, il faut sauter dans le fleuve et nager sur de longues distances. Devenir soi-même une rivière d’eau qui trouve son cours. Sur l’un de ses tableaux, il joint le Yangtzee et le Fraser à travers le Pacifique, union métaphorique des gens et des cultures et de l’adaptation nécessaire.

Dommage que l’on ne retrouve pas cette idée de mixité dans les Jeux olympiques et paralympiques. Depuis les débuts en 1960, l’événement s’est toujours trouvé en marge. D’ailleurs, pendant cinq éditions, les paralympiques se sont carrément déroulés dans un autre pays. Séoul, en 1988, aura marqué la première unification en un même lieu des deux événements longtemps parallèles.
C’est bon d’être plongé dans un monde méconnu. D’explorer de nouvelles frontières et de partager ses différences pour se créer de nouveaux repères. L’oeuvre de M. Xiong m’a donné envie de visiter les fonds marins et d’aller respirer sous l’eau. En image, un peu de la beauté que j’y ai découverte…


