L’anneau rouge: le sport, la fierté et l’appartenance
par
Véronique LandryDepuis que la flamme est allumée, la ferveur a gagné les rues de Vancouver. Le monde s’est réuni pour encourager les 2700 athlètes qui concourent aux Jeux olympiques. De près ou de loin, puisqu’on estime qu’environ la moitié de la planète regarde les Jeux Olympiques de 2010.
Les athlètes sont un porte-étendard de notre identité collective, de notre nation. On le constate depuis l’ouverture des Jeux : l’appartenance se manifeste à grande échelle. La force du mouvement de foule dans les rues de Vancouver est grandiose. Dans le stade où j’ai vu 22000 personnes ovationner notre premier médaillé d’or, l’ambiance était survoltée et la couleur d’affiche, définitivement rouge. La fierté de voir le champion était palpable. Et dans les yeux des spectateurs de partout, l’engouement était manifeste. Le sport, pas seulement au niveau olympique, sert d’ancrage collectif. Comme l’art, il participe à définir notre identité et donne des références accessibles à chacun. Il est prétexte aux rassemblements. Il permet parfois d’unifier les valeurs. En certains contextes, d’atténuer les tensions générées par les différences de classes, de croyances et d’origines. Le sport permet aussi de partager l’enthousiasme et la fierté en réalité. De créer des figures héroïques mais accessibles à tous. Le sport est définitivement un vecteur du sentiment d’appartenance, un levier de notre identité. Les athlètes olympiques incarnent glorieusement une force physique et morale. Et l’ensemble produit chez les partisans un engouement impressionnant. C’est formidable d’y prendre part !