L’art du damage

  • Photos Simon Diotte

En raison du mercure qui joue toujours davantage au yo-yo, les conditions de neige sont de plus en plus changeantes au Québec. Heureusement, les dameuses modernes arrivent à métamorphoser la glace en douce neige. Pour qu’il y ait encore de la glisse…

Quelques jours après la journée de Noël, la saison de ski débutait timidement dans les Laurentides, comme un peu partout au Québec. Au nord de Montréal, aux abords de l’autoroute 15, une fine couche de neige recouvrait le sol. Les centres de ski de fond n’étaient que partiellement ouverts ou carrément fermés.

Était-ce le cas de tous ? Non ! Un centre de ski résiste aux changements climatiques tel un petit village gaulois face aux légionnaires romains. Il s’agit du Centre Gai-Luron, qui se situe à Saint-Jérôme, à 50 km de Montréal. Là-bas, le réseau de plus de 25 km de pistes était entièrement ouvert. Skis aux pieds et tourtière dans l’estomac, je constatais que les conditions étaient excellentes malgré la faible épaisseur de la neige. J’en étais le premier étonné.

Quelle est la potion magique du Gai-Luron ? Ce n’est pas la fabrication de neige, comme le font les centres de ski alpin, ni l’ensemencement des nuages, comme on le fait en Chine pour combattre la sécheresse, mais l’utilisation d’une dameuse dernier cri – une PistenBully 100 flambant neuve, pour les connaisseurs –, une machine imposante se détaillant pas moins de 300 000 $.