La Cordée, la fin d’un pilier du plein air
Le 30 septembre, les boutiques La Cordée annonçaient leur fermeture définitive, entraînant la perte d’une trentaine d’emplois. C’était leur deuxième faillite en six ans, la première ayant eu lieu au début de la pandémie. Depuis, la chaîne, qui comptait cinq magasins – deux à Montréal, un à Laval, un à Saint-Hubert et un à Québec –, n’avait, semble-t-il, jamais repris du poil de la bête.
La fermeture en mars 2025 de son magasin phare de la rue Sainte-Catherine Est, à l’ombre du pont Jacques-Cartier, n’augurait rien de bon. La stratégie d’ouvrir une boutique au centre-ville de Montréal, aux Promenades Cathédrale, dans le Montréal souterrain, semblait vouée à l’échec. Plein air et sous-sol, l’association sonne faux.
Rappelons que La Cordée avait été fondée en 1953 en tant que coopérative de scouts. À ses débuts, son mandat visait la vente d’uniformes scouts et de matériel de camping. Dans les années 1960, le magasin s’ouvre au grand public et devient un leader dans la vente de produits de plein air. Dans les années 1970, La Cordée fait sa marque dans le domaine du ski de fond en important des produits exclusifs d’Europe.
Au début des années 2000, La Cordée prend de l’expansion à Laval et sur la Rive-Sud de Montréal. En 2015, elle acquiert la boutique Le Yéti, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, et en 2018, le magasin La Vie sportive, à Québec. Par la suite, La Cordée n’a fait que décliner. Je ne suis pas un spécialiste du commerce de détail, mais la chaîne québécoise semblait incapable de rattraper son retard sur le commerce en ligne. La concurrence du géant du plein air à bas prix Décathlon lui a sûrement fait mal.
Voici le message de la direction de La Cordée.




