PRÉSENTÉ PAR TOURISME GASPÉSIE
Destinations | Québec

La Gaspésie au long cours

La Gaspésie, c'est “le” terrain de jeux parfait pour s’initier aux grandes expéditions avec nuitées en refuge.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Osez les zecs des Laurentides

Avis aux canoteurs, kayakistes, randonneurs et adeptes de vélo de montagne et de gravelle, c’est le temps de défricher ces territoires naturels que sont les zecs.

Les sports d’hiver menacés par les changements climatiques

Tandis que le printemps est à nos portes, les amateurs de sports d’hiver se désolent sans doute de la fin de la saison qui approche. Et force est de constater qu’avec les changements climatiques, la période propice aux activités hivernales (sports, tourisme, manifestations culturelles, entre autres) se fait déjà plus courte, un phénomène qui continuera de s’accentuer au cours des prochaines décennies.

Vous l’aurez fort probablement remarqué, la météo joue au yoyo hiver comme été. Même si on observe parfois de fortes variations dans les conditions météorologiques d’une année à l’autre, laissant certains douter de véritables changements, en matière de climat, quand on désire dresser un juste portrait de la situation, on s’intéresse plutôt aux moyennes et à une tendance à long terme (généralement sur une période d’au moins trente ans).

C’est notamment ce qu’ont fait une vingtaine de chercheurs des États-Unis et du Canada, dans le cadre d’une étude portant sur les hivers au cours du siècle dernier dans le nord-est du continent américain, et dont les résultats ont été diffusés dans un rapport intitulé Confronting our changing winters. Les résultats obtenus par ces scientifiques démontrent que les hivers sont plus doux et moins enneigés qu’auparavant, ce qui engendre nécessairement des impacts sur l’environnement et l’économie.

Exemple concret en sol québécois, selon Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, la saison des stations de ski des Cantons-de-l’Est devrait diminuer de 10 à 20 jours d’ici 2050. Reflet de cette nouvelle réalité, les athlètes de niveau international se voient désormais contraints de se déplacer un peu partout à travers le monde en quête de lieux d’entraînement appropriés et fiables pour les sports d’hiver.

Autre exemple frappant, selon une recherche menée par des spécialistes des universités McGill et Concordia, nos patinoires extérieures seraient en danger, et la pratique du patin et du hockey sur des surfaces non réfrigérées pourrait même disparaître dans le sud du Québec d’ici quelques décennies. De quoi déprimer tous les parents qui rêvent de voir le prochain Gretzky ou Lemieux apprendre à patiner dans la cour arrière…

Les effets des changements climatiques sont d’ailleurs si importants sur l’industrie sportive qu’en décembre 2019, le Conseil des Jeux du Canada annonçait la signature de l’accord-cadre Le sport au service de l’action climatique, une initiative d’ONU Changements climatiques et du Comité international olympique. Par l’entremise de cet accord, et conscient que l’ampleur des changements climatiques sera déterminante pour la survie des sports d’hiver, le Conseil s’est engagé à rehausser ses efforts et ses ambitions dans la lutte contre les changements climatiques.

Dans ce contexte, la solution qui s’offre à nous passe désormais par l’adaptation à ces changements de même que par l’atténuation du réchauffement, en limitant la hausse des températures à 1,5 °C si on veut s’éviter les pires conséquences. C’est pourquoi il est urgent de déployer dès maintenant les efforts de réduction des émissions de carbone par des actions concertées de la part des gouvernements, des citoyens et de tous les acteurs de la société. Même si certains se réjouissent de l’arrivée de plus en plus hâtive du printemps, gardons en tête que l’hiver remplit un rôle essentiel non seulement pour les adeptes de plein air, mais aussi, et surtout, dans l’équilibre des écosystèmes.