PRÉSENTÉ PAR TOURISME OUTAOUAIS
Destinations | Québec

Le plein d’oxygène en Outaouais

Pour bouger et s’oxygéner, l’Outaouais est la destination plein air par excellence.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Passion plein air dans les zecs de la Mauricie

Parmi les 63 zecs du Québec, onze occupent les grands espaces forestiers de la Mauricie. C’est le temps de les explorer.

PRÉSENTÉ PAR TOURISME LOTBINIÈRE
Destinations | Québec

Fascinante Lotbinière

Actifs ou contemplatifs, bouclez vos ceintures direction Lotbinière.

La Basse-Côte-Nord en kayak de mer

Qui ne rêve pas de parcourir un Québec si dépaysant que c’est à se demander si on n’est pas ailleurs ? Le golfe du Saint-Laurent, pour qui veut bien affronter ses milles nautiques, déroute par ses splendeurs. Là où la 138 s’éteint, les hameaux disséminés par-delà l’hydrographie offrent une incursion insoupçonnée dans ce littoral méconnu. Et, surprenamment, c’est en sortant de l’hiloire du kayak de mer que la richesse de la Basse-Côte-Nord nous émerveille.

Il faut bien entendu embarquer sur le Bella Desgagnés pour relier ces contrées nord-côtières infranchissables autrement. Le navire ravitailleur unique en son genre dessert cette terra incognita dans un confort plus qu’adéquat. Pour les kayakistes, ce qui séduit, c’est la possibilité d’y stocker dans un conteneur les kayaks et l’ensemble du matériel nécessaire à l’exploration. Cette côte maligne constituée d’archipels labyrinthiques et d’une pléiade de communautés singulières revêt certainement le sceau du secret plein air bien gardé.

« Peut-être devrions-nous envisager d’inverser le départ et l’arrivée… », questionne Gabriel Rondeau, le guide de Noryak Aventures qui supervise l’expédition. Du septième pont du cargo-passagers, un simple regard par le hublot le confirme. En cette mi-juin, la pluie, le vent d’est et l’écume toisant la houle n’offriront aucun répit à notre équipage constitué de cinq pagayeurs. Planifiée au départ de la cinématographique île de Harrington Harbour en progression vers le village de La Tabatière (d’ouest vers l’est), l’expédition de sept jours en quasi-autonomie voit une dose d’imprévus s’annoncer. Et ce ne sera pas la dernière : à l’instar des Bas-Côtiers, nous comprenons rapidement qu’ici, tout tourne autour de la météo… ou du bateau.

Le premier contact avec Ronald Monger préfigure la générosité et le devoir de mémoire des résidents des villages de la rive nord du golfe, deux valeurs omniprésentes ici. Le pêcheur venu nous chercher en soirée au quai de La Tabatière (sans notre barda nautique, qui n’était accessible que le lendemain) gère aussi le gîte où nous créchons. Le souriant anglophone n’est pas peu fier d’exposer le homard bleu qu’il a pêché et de nous faire connaître la « fonderie » d’huile de loups-marins qu’il a reconstituée, une industrie à laquelle le village doit d’ailleurs sa fondation. Son dévouement passe aussi par les tonnes d’artefacts et d’images historiques qu’il présente dans un français impeccable. Le cœur sur la main, il nous prête même sa camionnette pour quérir nos embarcations à l’entrepôt de Relais Nordik, qui gère l’innombrable fret restitué par le Bella Desgagnés.