PRÉSENTÉ PAR TOURISME OUTAOUAIS
Destinations | Québec

Le plein d’oxygène en Outaouais

Pour bouger et s’oxygéner, l’Outaouais est la destination plein air par excellence.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Passion plein air dans les zecs de la Mauricie

Parmi les 63 zecs du Québec, onze occupent les grands espaces forestiers de la Mauricie. C’est le temps de les explorer.

PRÉSENTÉ PAR TOURISME LOTBINIÈRE
Destinations | Québec

Fascinante Lotbinière

Actifs ou contemplatifs, bouclez vos ceintures direction Lotbinière.

Les eaux qui bougent de la Coppermine

  • Photo Samuel Lalande-Markon

Du 15 juillet au 9 août 2023, un groupe de six canoteurs a descendu la rivière Coppermine de son lac de tête jusqu’à son embouchure, sur une distance de 750 km. Une expédition de près d’un mois au cœur des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, dans le jour sans fin de l’été arctique.

Dans un récit relatant son expédition sur la rivière Coppermine, Samuel Hearne écrivait, en date du 17 juillet 1771 : « La mer, à l’embouchure de la rivière, et aussi loin que je pus distinguer avec une bonne lunette de poche, était remplie d’îles et de bass-fonds. La glace n’était pas encore fondue ; elle commençait seulement à fondre […]. »

Lorsque, en août 2023, je me suis retrouvé au même endroit, les eaux du golfe du Couronnement, en mer de Beaufort, étaient si tempérées qu’on pouvait s’y baigner sans en éprouver d’inconfort. L’Arctique avait connu l’un des étés les plus chauds de l’histoire récente. La fumée des feux de forêt parvenait jusqu’à nous, même à une centaine de kilomètres des épinettes les plus proches. Le contraste ne pouvait être plus frappant avec le journal de Samuel Hearne qui, 250 ans auparavant, se plaignait de la neige qui ne cessait de tomber en plein été.

Le perpétuel mouvement du Nord

J’étais à Inukjuak, en pleine traversée hivernale du Québec, lorsque mon ami Nicolas Roulx m’a invité à me joindre à un groupe de canoteurs du collectif Akor pour descendre la rivière Coppermine. Je savais qu’après un éprouvant 3000 km à vélo et en ski, il me faudrait repartir pour mieux revenir. J’avais pris trois mois pour atteindre le point le plus au nord du Nunavik, il me faudrait à peine quelques heures pour retourner en avion à la même latitude, à Yellowknife. Tout comme le cap Anaulirvik, au nord d’Ivujivik, la capitale des Territoires du Nord-Ouest est située au 62e parallèle.