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Rêves de trappeur – ODE À LA LIBERTÉ

16-11-2018
Rêves de trappeur

Non, le Québécois Rock Boivin et son épouse britannocolombienne, Kathryn, ne sont pas réellement les derniers trappeurs du Yukon – quelques spécimens rares exploitent toujours des concessions dans ce vaste territoire qui voisine l’Alaska. Cela n’enlève rien cependant à leur excellent Rêves de trappeur, un récit de vie qui sent bon l’épinette, le poêle à bois et le traîneau à chiens.

Dans ce livre écrit à quatre mains, ces coureurs des bois des temps modernes reviennent sur les grands chapitres de leur existence trépidante dans le nord du Canada. Au menu: le premier hiver dans le bush, la rencontre de Kathryn avec son futur mari fort en gueule, l’arrivée au monde de leurs deux enfants, Ely et Kyla. La trame narrative est ponctuée d’anecdotes multiples qui rendent attachants ces héritiers d’un monde révolu. On referme le livre avec l’impression de connaître intimement la famille Boivin.

Les histoires racontées sont tirées des journaux de bord tenus par Rock et Kathryn au fil des ans. Les entrées originalement rédigées en anglais ont donc été adaptées dans la langue de Molière pour le public de l’Hexagone. Dans le processus, quelques expressions franchouillardes se sont malheureusement frayé un chemin: parler le québécois, piquer une suée, ta thermos… Rien pour que le bouquin ne tombe des mains, cependant.

Au contraire, une fois plongé dans Rêves de trappeur, impossible d’arrêter de tourner les pages. La passion des Boivin pour «leur» Yukon est contagieuse, rien de moins. Du genre à donner le goût d’apprivoiser l’hiver loin, très loin dans les bois. Ça tombe bien, c’est justement la saison

Rêves de trappeur : l’incroyable témoignage des derniers trappeurs du Yukon, de Rock et Kathryn Boivin, Éditions XO, 2018, 308 p., 30 $

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