Un GR pour Anticosti

  • Photo Simon Diotte

Depuis la mise au rancart définitive de l’exploitation du pétrole, les projets se multiplient sur l’île d’Anticosti, notamment sous l’impulsion de son dynamique maire actuel, John Pineault. En plus de vouloir convertir son île à l’énergie renouvelable, de l’inclure au patrimoine mondial de l’UNESCO et de développer une offre de prêt-à-camper, le maire de 67 ans mène un autre grand chantier : l’aménagement d’un sentier de longue randonnée de quelque 475 km parcourant les côtes de cette île largement inhabitée. Le but : diversifier l’économie de l’île, qui dépend encore fortement de la chasse au cerf de Virginie et de la foresterie.

Après un démarrage difficile en raison d’obstacles administratifs, comme les nombreuses demandes de permis auprès des ministères, le projet de sentier balnéaire est maintenant sur les rails. Déjà 120 km ont été aménagés, de Port-Menier jusqu’à la rivière à l’Huile, sur la côte nord de l’île. Cet été, de nombreuses plateformes de camping ont été ajoutées aux toilettes sèches déjà construites. Le maire s’est fixé un échéancier de cinq ans pour boucler la boucle.

Entre-temps, il espère obtenir pour ce sentier anticostien l’accréditation GR, sigle pour Grande Randonnée, le label mondialement reconnu de la Fédération française de la randonnée pédestre. Actuellement, un seul sentier au Québec est reconnu comme un GR : le SIA-Québec, qui parcourt la péninsule gaspésienne sur 650 km.