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L’amour au temps des pionniers: Françoise et Thomas Fecteau

17-02-2012

C’est sans doute une des plus belles histoires d’amour vécue à l’ombre de notre forêt boréale. En 1949, alors jeune pilote de brousse, Thomas Fecteau sillonne les grands espaces sauvages du nord abitibien. Aux commandes du légendaire Norseman, il ravitaille des communautés autochtones et transporte des prospecteurs miniers. Mais il livre aussi le courrier au camp d’été de l’arpenteur-géomètre Jean-Baptiste Gaudreau. À chaque amerrissage, une jolie brunette le guette du coin de l’œil. C’est Françoise, la fille de l’arpenteur. Bientôt, elle et «son bel oiseau» ne se quitteront plus. Leur première maison de jeunes mariés sera une tente prospecteur, installée près d’un lac bordé d’épinettes.

Après une fructueuse carrière au Service Aérien du Québec – où il est un des pionniers de l’extinction des feux de forêt au moyen d’avions-citernes – Thomas Fecteau s’installe en Beauce pour prendre la relève de son père qui a fait de la sylviculture une passion. «Une forêt, pour qu’elle vive longtemps, explique-t-il, il faut en prendre soin.» Il ne croyait pas si bien dire. Sylviculteurs à temps plein depuis 1986, Thomas et Françoise ont amoureusement traité les 500 000 arbres plantés par monsieur Fecteau père. «Ici, je connais tous les arbres un par un. J’ai vécu toute ma vie avec eux.» Résultat : aujourd’hui, près d’un million de conifères, surtout de l’épinette blanche et du pin rouge, ont prospéré sur les 250 hectares de la forêt familiale. Et la tradition n’est pas près de se perdre. Le couple a légué à ses cinq enfants ses terres à bois et déjà, ceux-ci font dans la sylviculture. Parmi eux, une travailleuse sociale, une ingénieure forestier et… un pilote de ligne.

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