PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Passion plein air dans les zecs de la Mauricie

Parmi les 63 zecs du Québec, onze occupent les grands espaces forestiers de la Mauricie. C’est le temps de les explorer.

PRÉSENTÉ PAR TOURISME LOTBINIÈRE
Destinations | Québec

FASCINANTE LOTBINIÈRE 

Actifs ou contemplatifs, bouclez vos ceintures direction Lotbinière.

Le grand blanc

Au Québec, nous avons la chance de vivre pleinement le cycle des saisons. Si l’hiver ramène avec lui un déluge de virus, il nous invite aussi à profiter de la neige.

Le froid et la neige sont certainement les principales caractéristiques de notre terrainde jeu nordique. Les attributs géographiquesde notre coin de pays rendent moins fréquentes les avalanches, mais il n’en demeure pas moins que les conséquences de celles-ci sont graves et nécessitent connaissances et savoir-faire pour pouvoir intervenir instantanément. Sinon, l’issue peut s’avérer rapidement fatale.

Qu’ils soient skieurs, planchistes, alpinistes, grimpeurs de cascades de glace, randonneurs en raquettes ou même motoneigistes, les amateurs de plein air sont souvent de grands voyageurs. Leurs explorations les amènent souvent à prendre certains risques et peuvent les confronter à ce phénomène complexe et fascinant.

Risques et conséquences
Les avalanches comportent des risques importants de blessures sévères ou de décès. Les conséquences habituelles sont : les traumatismes crâniens, cérébraux, médullaires ou vasculaires.

Ces traumatismes sont causés par le choc, le contact avec d’autres débris transportés par la masse de neige ou par la projection de la victime contre des obstacles, tels des arbres ou des rochers. La victime risque aussi de glisser dans une crevasse ou au bas d’une falaise. l’hypothermie Cet état résulte d’un ensevelissement prolongé sous la neige. l’asphyxie La victime est incapable de respirer en raison de la compression ou du remplissage de ses voies respiratoires, ou encore, de l’occlusion d’une poche d’air ou de l’augmentation du taux de gaz carbonique (CO2) contenu dans le cocon de neige.

Équipement spécialisé et chances de survie
Les chances de survie dépendent principalement de la rapidité avec laquelle on extrait la victime. La présence de témoins à proximité, leurs connaissances, leur maîtrise des appareils de recherche spécialisés (communément appelés ARVA1 ou DVA2) accroissent les probabilités de survie. Évidemment, si par chance l’éboulement de neige est peu important ou si l’ensevelissement de la victime est partiel, on peut s’attendre à un scénario plus favorable.

Dans une moindre mesure, l’utilisation de technologies qui limitent l’ensevelissement (comme un Air Bag, de son nom commercial) ou encore, d’appareils servant à rediriger le dioxyde de carbone à distance du visage (comme l’AvaLung) sont aussi susceptibles d’accroître les chances de survie. Quant aux réflecteurs Recco, qu’on retrouve maintenant dans bon nombre de vêtements, ils ne constituent pas, pour le commun des sportifs, un accessoire essentiel.

Si les victimes sont extirpées dans les 15 premières minutes (phase de survie), on estime que leurs chances de s’en sortir vivantes sont de 75 % à 80 %. Ensuite, la courbe de probabilité de survie fléchit rapidement : après 30 minutes d’ensevelissement, les chances sont de l’ordre de 10 % à 30 % (phase d’asphyxie). Les victimes qui sont toujours en mesure de respirer après
30 minutes d’ensevelissement décèdent d’hypothermie, à moins d’être retrouvées et réanimées adéquatement.

Notons toutefois que ces données peuvent différer selon le pays où elles sont recueillies. Celles-ci se révèlent généralement moins optimistes au Canada ; on croit que ces différences sont dues en partie à l’enneigement plus abondant et à la qualité de la neige, plus lourde et plus dense, rendant ainsi la diffusion de l’air plus difficile.

Bien se préparer
Types de terrain, étude du manteau neigeux, régions géographiques, statistiques saisonnières… la nivologie est une science passionnante. S’y initier demeure la meilleure façon de prévenir les accidents. Il est primordial de suivre une formation avant d’aller jouer dans l’arrière-pays, en terrain montagneux et avalancheux.

 

Quelques impératifs pour une expédition en terrain à risque

Avant de partir
Renseignez-vous. Suivez des formations concernant la neige, étudiez vos cartes, le relief, la météo l’historique climatique de la saison et du lieu que vous fréquenterez, les rapports de sorties précédentes, etc.

Informez vos proches. Parlez-leur de votre projet, donnez votre itinéraire, vos dates de départ et de retour, etc.

Sur le terrain
Soyez visible. Ayez toujours avec vous votre DVA/ARVA. Il fait partie des trois essentiels à transporter dans votre sac à dos, avec une pelle et une sonde à neige. Surtout, sachez vous en servir !

Gardez une certaine distance entre vos camarades et vous. En cas d’accident, cette tactique peut limiter le nombre de victimes ensevelies. De plus, en situation
risquée, sachez revenir sur vos pas, évitez, contournez les endroits délicats. Vous reviendrez l’année prochaine ! P

À consulter avant l’expédition
Parcs Canada :
      www.pc.gc.ca
Avalanche Québec :
      www.centreavalanche.qc.ca
Canadian Avalanche Association :
      www.avalancheassociation.ca
Avalanche Canada :
      www.avalanche.ca

 1Appareil de recherche de victimes d’avalanche.
2 Détecteur de victimes d’avalanche.