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Activité aquatique, Été, Québec

Le ronfleur

22-06-2015

Six mois, six personnes, trois tentes, trois gars, trois filles. Comment ça fonctionne? Dès la préparation de l’expédition, durant les fins de semaine où l’on dormait dans le sous-sol des parents à Julien, j’ai su qu’une terrible menace nous guettait : le ronfleur! Un ou deux soirs à ses côtés, ce n’est pas si pire, mais six mois… Je n’osais même pas y penser!

Le premier soir en expédition arrive la grande question : qui dort avec qui? Valérie et Pénélope, amies depuis longtemps, s’empressent de faire équipe. Julien et Jérémie font de même. Reste Martin et moi.

D’habitude, les ronflements ne me dérangent pas trop et je peux facilement dormir quand même. Je suis confiante que ce sera ainsi avec Martin aussi. L’heure de dormir arrive et rapidement, j’entends le son de la locomotive, du camion, du tracteur, nommez-les tous! J’avais l’impression d’être dans le milieu du trafic! Bonne nuit Annik…

Comme je suis patiente, je pense que tout ira mieux les autres soirs. Je pense que je vais m’habituer. J’ai tout essayé! Huit jours plus tard, je suis toujours incapable de dormir, une réunion d’équipe s’impose.

À ce moment-là, notre système de rotation de tente est né. Nous déterminons maintenant au hasard qui sera coloc avec qui. Il a été déterminé au préalable que je ne partagerais pas ma tente avec Martin, et que tout le monde devra y passer. De toute façon, quelles sont les chances que je pige Martin? Eh bien, elles sont excellentes en fait! Nous devons donc piger à nouveau… Enfin, tranquillité et sommeil!

À la rotation suivante, même scénario. Nouveau jeu, nouvelle équipe. Devinez sur qui je tombe au premier tour? Eh oui, Martin! Cette drôle de coïncidence arrive constamment, tous les huit jours, je pige Martin au premier tour.

Non seulement cette rotation me donne droit à plusieurs heures de sommeil, mais elle nous permet aussi de connaître un peu plus chacun des membres de notre équipe.

Reste toujours, près de ma nouvelle assignation de tente, le rassurant ronronnement de Martin, me rappelant qu’il n’est jamais très loin. Tel le train qui fait son chemin, il nous accompagne tout le long du nord du lac Supérieur.

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