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Refuge entre lacs et montagnes

  • Photos Simon Diotte

Le parc régional des Sept-Chutes est un concentré de ce que la Matawinie a de mieux à offrir : lacs inaltérés, forêts diversifiées, montagnes escarpées et sentiers en masse.

C’est en organisant mon premier voyage de pêche entre amis, il y a une quinzaine d’années, que j’ai découvert par hasard la Matawinie, sous-région de Lanaudière où je n’avais jamais mis les pieds. J’avais trouvé ma pourvoirie dans la localité de Saint-Zénon. Je m’en souviens comme si c’était hier : je n’y avais pas attrapé une seule truite, devenant la risée de mes amis pêcheurs. Par contre, j’avais été appâté par la splendeur sauvage de cette région.

Depuis, j’effectue un pèlerinage annuel sur la route 131 Nord, soit pour taquiner la truite mouchetée – Saint-Zénon pourrait s’autoproclamer capitale québécoise de l’omble de fontaine en raison de ses nombreuses pourvoiries qui y ont pignon sur lac –, soit pour randonner, mais c’est seulement en février 2021 que j’y suis allé pour la première fois pendant les neiges.

L’excuse pour quitter les miens : l’expérimentation du refuge L’Étoilé, nouvellement construit, dont les photos séduisantes suscitaient ma curiosité. Son emplacement au bord du lac Rémi, en plein cœur du réseau de pistes du parc régional des Sept-Chutes, était presque une garantie d’un séjour merveilleux. Et ce le sera.

L’époque des cabanes de bric et de broc, style camp de chasse du mononcle bricoleur, est révolue. La Société de développement des parcs régionaux de la Matawinie (SDPRM), gestionnaire des lieux, a fait appel à une technologue en architecture de Rawdon, Jessica Lanoue, en vue de dessiner des refuges dignes du XIXe siècle, dont le design enjolive la sylve environnante plutôt que de la dénaturer.

Trois refuges identiques sont sortis de terre à l’hiver 2021, un dans le parc régional de la Forêt Ouareau et deux aux Sept-Chutes. D’autres pourraient pousser dans les parcs de la Matawinie dans les prochaines années, dépendant du financement, indique David Lapointe, directeur général de la SDPRM.

Le seul hic de ces repaires de randonneurs : leur popularité. Dès le début de la saison des frimas, les refuges affichaient complet tous les week-ends. Je dois donc me déplacer en semaine et prendre congé (misère !) pour avoir la chance d’étendre mon sac de couchage sur sa mezzanine servant de dortoir. Mon ami André Dumont sacrifie lui aussi son boulot afin de m’accompagner. Un tel ami, ça vaut de l’or !

Aux Sept-Chutes, le refuge L’Étoilé se trouve à 1,8 km, et le deuxième, Le 7e ciel, à 2 km. Du stationnement, nous devons transporter nos bagages sur notre dos. Bien que les distances soient courtes, ce n’est pas une balade du dimanche. Le sentier d’accès au parc, le Voile de la mariée, compte des sections à pic et, en hiver, glacées comme une patinoire à la verticale. Des cordes sont la disposition des explorateurs – ça vous donne une idée du parcours.

La patrouilleuse du parc nous avait mis en garde : sans crampons ou raquettes, c’est la chute garantie. Et elle n’exagérait pas. Les dents mordantes de nos raquettes nous évitent des fractures et des commotions. Puis ce passage relevé se mue, au bord des lacs Guy et Rémi, en une jolie promenade jusqu’aux deux refuges distancés d’un demi-kilomètre.

Notre plan de match consiste à déposer notre barda puis à entreprendre la conquête des deux monts avoisinants : Barrière, sillonné par une boucle de 3,4 km, et Brassard, parcouru par une autre de 4,3 km. Mais le refuge, avec sa fenestration généreuse donnant sur la nature, son poêle à bois réconfortant et son futon, nous impose une pause-café. Les sentiers patienteront.

Trois concoctions caféinées plus tard, en début d’après-midi, nous enfilons nos raquettes et partons à l’assaut des pistes. Que dire à leur propos sinon qu’elles sont vraiment spectaculaires sous la neige et que les points de vue sont multiples ? Les deux monts sont des incontournables.

Le parc des Sept-Chutes compte un trésor caché : à l’été 2020, il a ouvert un second secteur, celui du lac Jérôme, au sud de territoire. Encore méconnu, ce secteur mérite largement qu’on l’explore à partir du stationnement du chemin Grenier. Les randonneurs y usent leurs bottes sur une boucle de 14 km, dont certains passages abrupts rendent les crampons ou raquettes de montagne indispensables. Sans nul doute, vous serez conquis par la beauté vierge du lac Jérôme.

En bref

Petit parc régional d’une superficie de 17,5 km2 regorgeant de merveilles, et dont les deux refuges contemporains constituent un pied-à-terre idéal pour en arpenter les contours.

ATTRAIT MAJEUR

Les kilomètres de pistes jamais ennuyeux.

COUP DE CŒUR

Des refuges qu’on aimerait bien posséder !

parcsregionaux.org