PRÉSENTÉ PAR TOURISME LA TUQUE
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Skier sans se ruiner

Ski La Tuque sort le grand jeu pour séduire les amateurs de glisse résidant à plus de 100 kilomètres de la montagne.

Les failles de la Grande muraille

Les empereurs de la dynastie Ming auraient de quoi se retourner dans leurs tombes (à quelques encablures de Beijing, dans le district de Changping). Eux qui ont fait compléter la construction de la Grande muraille pour se protéger des assauts intrusifs des hordes mongoles, la voilà désormais aux prises avec une invasion d’un tout autre ordre : les touristes.

Majoritairement chinois, ceux-ci convergent des provinces reculées pour toucher du doigt les pierres millénaires (les premiers secteurs datent de la dynastie Quin, vers 200 av. J.-C.) qui serpentent dans les montagnes autour de Beijing.

Plus qu’un site touristique, la Grande muraille fait l’effet d’un lieu saint, qui appelle au pèlerinage. On y vient en habits du dimanche : robe de soie ou d’organdie, chapeau a voilette, ombrelles brodée. Et on se fait photographier en prenant la pose – le moins naturellement possible… On sent bien, a voir le déferlement de costumes de théâtre portés, qu’on entre, pour beaucoup ici, dans le monde du sacré.

Les escaliers – très raides – succèdent aux pentes – très très raides. Mais sitôt les sections environnantes passées, n’importe quel marcheur aguerri peut fuir les foules en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. En quelques minutes, il finira par se perdre dans le labyrinthe de sentiers pavés ponctués de tours d’observation. Les guetteurs y allumaient autrefois des feux pour avertir, de loin, du moindre danger qui pouvait subvenir.

Aujourd’hui, le seul danger qui pointe à l’horizon de la Grande muraille semble venir, selon moi, des effets indirects d’une vague de tourisme sans précédent en Chine. Comme (trop) souvent sur les sites très convoités, on observe le débordement de produits dérivés estampillés Great Wall : médaille dorée (qu’on peut obtenir, gravée à son nom, sitôt passée la tour culminante – à condition d’y mettre le prix!), tasse à thé, éventail et une variété infinie de gaminets.

Mais que les misanthropes se rassurent : on peut emprunter les sentiers pavés sans crainte des foules, des heures durant; il faut alors se rendre dans la province de Hebei, a environ 160 km de Beijing, et on peut passer plusieurs heures à marcher entre les 37 tours d’observation, dans une nature encore vierge du tourisme – et des envahisseurs mongols.