Présenté par le MELCCFP
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Les habitats fauniques : des milieux naturels essentiels

Grâce à la variété et à la qualité de ses milieux naturels, le Québec abrite une grande diversité d’espèces fauniques.

Il est devenu Reporter pour Géo Plein Air! (et il a adoré ça).

11 août, 18h45, hôtel Co-op, Kangiqsualujjuaq
Deux ombles de l’Arctique de belle taille cuisent paisiblement dans le four. Dans moins d’une heure, nous serons 14 à nous délecter de sa chair savoureuse. Guides, pêcheurs, trekkeurs, travailleurs de passage ou installés au Nunavik, nous aurons ensemble un de ces festins qui s’improvisent naturellement autour de l’amour du grand nord et du hasard des routes.


Hier, un Twin Otter nous a ramenés, Rodrigo et moi, du parc Kuururjuaq où nous avions passé les deux dernières semaines : trek dans les monts Torngat et canot sur la rivière Koroc en compagnie de guides inuits et blancs. Deux semaines dans une autre dimension à se gaver d’air pur, de silence et de partage. Rodrigo, c’est le chanceux (et talentueux) lecteur de notre magazine qui a remporté le concours Devenez reporter pour Géo Plein Air au Nunavik. «L’aventure continue…» Je l’ai entendu dire ça chaque matin durant l’expédition, un sourire à mille volts affiché sur la face et les yeux brillants.

Les Go-Pro ont pris l’eau à l’avant des canots, les lentilles des Kodak ont été prises d’assaut par des milliers de maringouins déchainés, nos bottes se sont usées sur le relief instable de la toundra. Nous avons aperçu des ours et des loups, admiré le vol plané des pygargues, survolé les méandres de l’impétueuse Koroc, ressenti le frisson grisant juste avant de plonger la pagaie dans les rapides. Nous avons bien tenté de ralentir le cours des choses, de nous agripper un peu plus longtemps à chaque seconde passée, mais l’aventure a fini dans l’exaltation des conversations et les effluves de l’Arctic Char grillé.

Chaque chose a une fin, dit-on.
Vraiment?
Je suis sûre, moi, que l’aventure continue en nous, quelque part dans les recoins de nos cellules. Quelques gouttes de cette rivière coulent encore dans nos veines. Nos yeux ont avalé tout rond les parois arides du mont d’Iberville. Les histoires d’ours polaires hantent toujours nos nuits urbaines.
Ne reste qu’à vous livrer tout ça en mots, en images, en film, histoire de poursuivre le partage avec vous. Un grand reportage est en gestation. Ne manquez pas le récit et la vidéo de Rodrigo sur cette intense aventure, à paraître au printemps 2014.

D’ici là, pour rêver un peu :
www.nunavikparks.ca/fr/parcs/kuururjuaq/index.htm