Les tiques

Aucun d’entre nous, sauf Annik lors d’un court séjour en Oklahoma, avait déjà été dans un environnement infesté de tiques. La majorité de l’équipe était inquiète et anxieuse concernant les 17 jours où on devait pagayer sur les eaux frontalières.
Nous avions tous développé une sorte de paranoïa de ces petits démons porteurs de la maladie de Lyme.

Notre traversée du lac Supérieur est terminée. Nous sommes devant le Grand Portage, long de 13,6 km. C’est à cet endroit précis que nous avons aperçu une tique pour la première fois, cette créature, minuscule, mais au combien terrifiante.

Le 3e jour, Valérie réalise qu’elle en a une sur le dessus de son pied. Je lui retire avec justesse dans un délai de moins de 24 h afin d’éviter l’infection.
Le 4e jour, c’est au tour de Julien. Il devient alors un expert pour retirer les tiques. Je fais des cauchemars à l’idée que mon tour vienne. Simon, certain que je m’en fais pour rien et que j’exagère, parie un trio Big Mac, que je ne me ferai pas sucer le sang par cet insecte pour le reste de la zone infestée soit jusqu’au Lake of the Woods.

Le 13e jour, je m’inspecte comme à l’habitude avant d’aller dormir. Oh malheur! Je vais devoir me faire amputer le pied ou la jambe, vais-je mourir? J’appelle au secours. Jérémie, à l’aide d’une pince, tel un chirurgien, retire ce monstre de ma peau. Aucun symptôme de la maladie de Lyme depuis ce temps et… un trio Big Mac en banque!