PRÉSENTÉ PAR TOURISME GASPÉSIE
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La Gaspésie au long cours

La Gaspésie, c'est “le” terrain de jeux parfait pour s’initier aux grandes expéditions avec nuitées en refuge.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
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Osez les zecs des Laurentides

Avis aux canoteurs, kayakistes, randonneurs et adeptes de vélo de montagne et de gravelle, c’est le temps de défricher ces territoires naturels que sont les zecs.

Route de la Soie /// Quand le doute s’installe à Dunhuang

Je l’ai croisé une première fois à mon arrivée à Xian. L’ampleur de l’aventure dans laquelle je m’embarquais l’avait alors allumé. Et en arrivant hier à Dunhuang, au terme de cette première étape que constitue la traversée de la Chine centrale, je l’ai retrouvé en pleine forme. Le doute, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’était bien installé dans mon esprit.

Pourtant, cette première phase s’est bien passée. Je commence à avoir le rythme, le corps souffre un peu mais il s’adapte aussi. Mon genou va mieux, les journées de 120 km commencent à  me paraître courtes, rouler une bonne distance jour après jour devient presque normal. Traverser la Chine me plaît, les Chinois sont attachants.

C’est ce qui s’en vient qui me fait peur, je pense. Dunhuang est le point de passage obligé vers l’Ouest, depuis les premiers échanges le long de la route de la Soie. Surnommée la ville des sables, elle est au bord du désert du Taklamakan, « l’endroit dont on ne revient pas », selon la transcription populaire locale.

Et quand je dis au bord du désert, Dunhuang est collé dessus, les dunes commençant à 3 km de la ville. Elle est aussi le point de départ des deux routes qui contournent la partie centrale du Taklamakan, par le Nord ou par le Sud.  Nous prenons la branche du Nord, la plus classique du temps des caravanes, et encore aujourd’hui.

Mais si on ne traverse pas le cœur ensablé du Taklamakan, on doit quand même franchir tout le bassin du Tarim. Ce qui signifie 2200km de contrée désertique en 16 jours de vélo, avec des villages oasis de plus en plus éloignés les uns des autres, des chaleurs de plus en plus intenses, une terre de plus en plus aride; avec aussi le deuxième point le plus bas de la planète à moins 150 m, et des vents qui peuvent être furieux. Nous en avons déjà eu une idée les 3 jours derniers, avec 140 km par jour contre un vent de face tenace de 60 km/h.

Mais Dunhuang est une chouette ville touristique, et nous avons un bon hôtel ainsi que des cafés sympas pour nous reposer une journée. Alors je m’en vais prendre le meilleur milk shake de l’Ouest de la Chine et demain, j’attaque le bassin du Tarim. Je vous raconterai.

À bientôt…