PRÉSENTÉ PAR TOURISME OUTAOUAIS
Destinations | Québec

Le plein d’oxygène en Outaouais

Pour bouger et s’oxygéner, l’Outaouais est la destination plein air par excellence.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Passion plein air dans les zecs de la Mauricie

Parmi les 63 zecs du Québec, onze occupent les grands espaces forestiers de la Mauricie. C’est le temps de les explorer.

PRÉSENTÉ PAR TOURISME LOTBINIÈRE
Destinations | Québec

Fascinante Lotbinière

Actifs ou contemplatifs, bouclez vos ceintures direction Lotbinière.

D’un cap à l’autre

  • (c) Mélanie Jean

Après plus de quinze ans de chantiers divers, il est désormais possible de rallier le centre-ville de Québec à partir d’une de ses lointaines banlieues à la seule force de ses jambes.

Québec, ville maritime ? Il suffit d’arpenter le parc de la Plage-Jacques-Cartier durant les grandes marées d’automne pour s’en convaincre. Long de 2,6 km, cet étroit bout de terre permet de tutoyer le fleuve Saint-Laurent, qui fait tout particulièrement sentir sa présence lorsque les éléments se déchaînent. À un tel point que la Ville de Québec a réalisé le printemps dernier des travaux visant à stabiliser et à protéger ses berges de l’érosion. Le but : « éviter une perte de terrain et d’usages », avance l’administration municipale.

Côté terre, c’est la falaise à laquelle est flanqué le parc linéaire qui retient l’attention. Dans le secteur du Vieux-Cap-Rouge, où la rivière du même nom finit sa course, le cap prend des teintes rouges schisteuses dues à l’oxydation de la roche. C’est ici que Jacques Cartier et François de La Rocque de Roberval tentèrent, en 1541 et 1542 respectivement, d’implanter ce qui est aujourd’hui considéré comme « le berceau de la première colonie française en Amérique ». Et c’est d’ici que nous vous suggérons de vous élancer pour une aventure en format réduit, certes, mais pas piquée des vers.

Au menu : un itinéraire d’environ 18 km, voire plus si vous multipliez les détours et crochets, en direction du site patrimonial du Vieux-Québec. Chemin faisant, vous marcherez – ou courrez – sur des sentiers, promenades et pistes cyclables situés en lieux propres, c’est-à-dire loin des automobilistes de la région, qui ne sont pas reconnus pour leur grande courtoisie, disons. À l’instar du point de départ, celui d’arrivée fait lui aussi honneur à une pointe de terre, un promontoire dans ce cas-ci, qui s’avance dans la mer : le cap Diamant.

 

 

Des escaliers

Avec ses huit escaliers et ses deux belvédères, le sentier des Grèves donne à voir les ponts de Québec comme jamais. Vous voici d’ailleurs peu après sous les géants en direction du quai des Cageux, reconnaissable à sa tour d’observation. Y débute la promenade Samuel-De Champlain, dont la troisième phase vient tout juste d’être inaugurée, portant sa longueur totale à 6,8 km. Ce joyau du 400e anniversaire de Québec, célébré en 2008, s’inscrit dans un mouvement de retour au fleuve… et à l’eau, comme en témoignent les nageurs en eau libre qu’on voit parfois longer le littoral.

À la hauteur du Quai-des-Brumes – une station censée évoquer les galets et le brouillard –, bifurquez vers la falaise. En lieu et place des « charcottes » (shortcuts) de jadis, ces chemins de désir formés naturellement par le passage répété des travailleurs des chantiers navals, vous y trouverez un escalier qui grimpe au sentier des Grands-Domaines-de-Sillery. Ce détour sur des terres qui ont appartenu tour à tour aux Autochtones, à de grands marchands de bois et à des congrégations religieuses, vaut le coup d’œil. Certains des plus beaux panoramas du fleuve dans la capitale vous y attendent.

Gardez-vous toutefois un peu d’énergie pour gravir un (autre) escalier : celui du Bois-de-Coulonge, que vous attaquerez à l’extrémité est de la promenade Samuel-De Champlain. Vous aimez les statistiques ? Sachez que cette « voie piétonnière en paliers successifs » se classe au quatrième rang parmi les escaliers de la Capitale-Nationale pour le nombre de marches (294), derrière entre autres celui de la chute Montmorency (487). De quoi se rappeler la topographie accidentée de Québec ! « Quand on est d’la basse ville, on n’est pas d’la haute ville », chantait le grand poète du quotidien Sylvain Lelièvre.

 

Un promontoire

Revenez sur vos pas afin de partir à l’assaut des plaines d’Abraham, par l’entremise de la côte Gilmour. Rassurez-vous : l’étroit et tortueux sentier datant de la Nouvelle-France, que les troupes du général anglais James Wolfe empruntèrent pour mieux sceller le sort de la colonie en 1759, n’est plus qu’un lointain souvenir. On y trouve aujourd’hui une piste multifonctionnelle aménagée parallèlement à la route. Inaugurée en 2016, elle permet aux cyclistes et piétons de rejoindre le Central Park de Québec en toute sécurité.

Aux trois quarts de l’ascension, prenez la clé des champs dans l’une des ramifications du sentier de la nature, qui longe la falaise jusqu’à l’escalier du Cap-Blanc. Puis, coupez à travers champs pour vous jucher sur la citadelle de Québec, que vous longerez par sa face nord jusqu’au parc du Bastion-de-la-Reine, point final de cette microaventure. Du haut des murs de ce verrou stratégique, véritable porte d’entrée du cœur du continent, vous comprendrez mieux pourquoi Québec a longtemps été surnommée le Gibraltar d’Amérique.

Comment s’y rendre ?

D’un point de vue logistique, l’option la plus simple demeure d’emprunter les transports en commun. Pour atteindre le point de départ, embarquez dans un parcours Métrobus (800 ou 801) jusqu’au terminus de Marly. De là, attendez un autobus de quartier (les parcours 14 ou 15, par exemple) qui vous descendra au parc nautique de Cap-Rouge, sous le « tracel », le fameux viaduc ferroviaire à tréteaux, véritable emblème de ce quartier.

En bref

Une microaventure le long du fleuve Saint-Laurent, à Québec.

Attrait majeur

La sainte paix.

Coup de cœur

Le parc du Bastion-de-la-Reine, pour les perspectives vertigineuses.