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Les secrets de la Saint-Charles

  • Photo Mélanie Jean

Il est désormais possible de pagayer la portion urbaine de la rivière Saint-Charles dans le cadre d’une activité organisée.

J’ai beau habiter à un jet de pierre de la rivière Saint-Charles, je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’y ai vu des plaisanciers. Et pour cause : le règlement municipal de la Ville de Québec interdit au grand public la mise à l’eau d’embarcations nautiques sur son tiers supérieur, en amont du barrage Joseph-Samson, situé au confluent de la rivière et du fleuve Saint-Laurent, près du centre-ville. La faute en incombe à la qualité exécrable de l’eau qui coule dans cette portion fort sédimentée du cours d’eau aux mille méandres, là où on retrouvait jadis un corset en béton et maintes industries polluantes.

Ce non-sens pourrait cependant prendre fin. « La qualité de l’eau dans le bas de la rivière s’est beaucoup améliorée dans les dernières années », confirme par courriel Étienne Ferron-Forget, conseiller en communication et mobilisation à la Société de la rivière Saint-Charles. Résultat : l’organisme responsable de la mise en valeur et de la découverte de la voie d’eau a reçu le feu vert pour organiser des sorties guidées de kayak sur la section la plus urbanisée de la rivière. L’été dernier, Géo Plein Air a participé à l’une de ces descentes, longue d’environ 10 km.

Plein air urbain

L’activité, d’une durée de quatre heures, permet de voir la rivière fondatrice de Québec sous un jour nouveau. Grâce à la présence d’un « agent de sensibilisation » de la Société – un guide-interprète spécialiste de la rivière, en somme –, nous apprenons qu’elle constitue un véritable corridor de biodiversité. Dès notre mise à l’eau au parc des Saules, à l’ombre de ces gigantesques arbres qui raffolent des lieux frais et humides, nous croisons martins-pêcheurs, canards malards et hérons. Mais, aussi, des contenants de plastique et autres déchets qui nous rappellent que nous ne sommes pas loin de la civilisation.

L’effort, minimal, est une courtoisie d’un courant favorable qui nous pousse gentiment jusqu’à notre point de chute, le parc de la Pointe-aux-Lièvres. Au fil de l’eau, nous enjambons quelques « rapides » qui méritent leurs guillemets tant le débit de la rivière est faible – on en touche d’ailleurs le fond par endroits lors de la descente. Nous sommes bien loin des 80 m3/s et plus qui la font rugir à la période du dégel printanier. Et qui ont tragiquement emporté deux étudiants étrangers en mai 2022…

À mi-chemin de l’aventure, juste avant qu’un changement de décor ne s’opère et que la forêt ne laisse place aux gratte-ciels, nous sommes invités à mettre pied à terre pour une dégustation. Au menu : des pointes de Mercredi des Cendres et de La Muse, des fromages fins de la Fromagerie Les Rivières, seule usine de transformation laitière à Québec. À la fin du trajet, rebelote : nous sommes accueillis avec un apéritif d’hydromel de la distillerie Apikol, sise au cœur du quartier Saint-Roch. Nous levons nos verres à une rivière qui ne cesse de reprendre vie.

En bref

La descente de la rivière Saint-Charles, à Québec, en kayak solo.

Attrait majeur

L’animation et l’interprétation tout au long du trajet.

Coup de cœur

Le sentiment de s’approprier un terrain de jeu qui dormait là, sous mon nez.

societerivierestcharles.qc.ca