Publicité
Destinations, Québec

Parc national du Mont-Mégantic

22-06-2006

Le parc national du Mont-Mégantic rayonne dans la magnifique région naturelle des montagnes frontalières, l’un des coins de pays les plus montagneux du Québec. Un paysage de montagnes, couplé à un couvert forestier diversifié, fait de ce parc un endroit privilégié où planter sa tente.

Camper dans ce parc est également gage de quiétude. Ici, la tranquillité est au rendez-vous. Mais pour assouvir son besoin de silence, le campeur doit cependant y mettre un peu du sien: pour rejoindre les différents campings, il faut marcher quelques kilomètres (les voitures sont laissées au stationnement). La distance à parcourir varie entre 3 et 6 km, ce qui est, somme toute, très raisonnable.

Trois campings se partagent ce havre de paix. Tous sont situés à proximité d’un refuge. Ainsi, les services offerts aux refuges Grande-Ourse, Orion et Andromède servent aussi aux campeurs. Intéressant jumelage. Dans cette ambiance céleste, on campe sur des plates-formes de bois. Les campeurs fixent leur tente sur la plate-forme à l’aide de crochets disponibles à l’accueil. Ces plates-formes assurent un lit sans bosses dans le dos et éliminent toute possibilité de ruissellement sous la tente en cas de pluie. Et ça évite, en prime, la dégradation des sols.

Action!
La randonnée est à l’honneur. De la base au sommet, 50 km de sentiers sillonnent ce gros terrain de jeu montagneux. De multiples points de vue sont accessibles sur les sommets du mont Mégantic (1105 m) et du mont Saint-Joseph (1065 m). Au sommet de ce dernier, les marcheurs découvrent, dans un panorama singulier, la plus haute chapelle au Québec.

Il est possible de faire du vélo dans les sentiers à la base de la montagne. Pour les cyclistes préférant rouler sur le bitume, une route de 5 km rejoint le sommet du mont Mégantic. Gravir cette route, la plus haute asphaltée au Québec, représente un défi de taille: quelques passages sont inclinés à plus de 15 % !

La nuit venue, le ciel du parc se métamorphose en cinéma Imax. Un écran à l’infini dévoile une myriade d’étoiles regroupées en constellations. Quel univers! Pour en savoir plus, une visite à l’Astrolab s’impose.

Un peu de géographie
Le parc fait partie de la région naturelle des montagnes frontalières, une étroite bande montagneuse, d’une largeur de 5 à 20 km, qui s’étire sur 186 km au sud-est du Québec. Adossée à la frontière états-unienne, la région suit l’axe de plissement des Appalaches. Géologiquement, ces montagnes sont le prolongement des montagnes Blanches du New Hampshire. D’une altitude moyenne de 700 m, la région regroupe les plus hauts sommets de l’Estrie. Le mont Gosford, qui culmine à 1183 m, est le deuxième plus haut sommet au sud du Saint-Laurent. Des couches de roches sédimentaires plissées et des intrusions granitiques constituent la base de la géologie de cette région, ligne de partage des eaux des bassins hydrographiques du Saint-Laurent et de l’Atlantique.

Nombre d’emplacements: 13 plates-formes, soit 5 au refuge Grande-Ourse (3 km de marche), 7 au refuge Andromède (6 km de marche) et 1 au refuge Orion (5 km de marche). Réservation obligatoire. Services: toilettes sèches, bloc sanitaire au chalet d’accueil, restauration, boutique. Les plates-formes sont accessibles toute l’année. Accès: prendre l’autoroute 10 eEst jusqu’à Sherbrooke. Poursuivre sur la 112 et la 253 jusqu’à Cookshire. Continuer sur la 212 jusqu’à Notre-Dame-des-Bois. Tourner à gauche à l’intersection et suivre les indications pour le parc.
Info: (819) 888-2941, 1 800 665-6522 ou www.parcsquebec.com

Publicité