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Camping, Destinations

Radiographie d’un camping: Parc national de la Pointe-Taillon

29-05-2019

Cette péninsule, c’est l’équivalent québécois des Caraïbes : une plage de sable naturel à perte de vue se baignant dans cette mer intérieure qu’est le lac Saint-Jean, et une eau étonnamment chaude en raison de sa faible profondeur. Camper sur son littoral constitue une expérience qui laisse des séquelles… comme la pulsion irrépressible d’y retourner…

En mettant le cap sur la pointe Taillon, c’est au stationnement que nous devons faire nos adieux à la voiture. Tristesse. Car ici, bien que ce territoire préservé soit un haut lieu de camping, avec plus de 70 emplacements rustiques, impossible d’y faire du « camping de char ». On accède aux sites rustiques – sans bloc sanitaire – uniquement à pied, à vélo ou en bateau, en empruntant un tronçon de la Véloroute des Bleuets. Heureusement, le parc prête gratuitement des remorques pour transporter les bagages. De quoi faire oublier un peu la commodité de la voiture.

À notre emplacement, situé à 2 km de l’accueil, nous avons presque les pieds dans l’eau, et le sable, malgré le temps frisquet du jour (18 °C), est brûlant. C’est qu’il contient de l’oxyde de fer qui emmagasine la chaleur des rayons solaires, d’où sa couleur rougeâtre. Nous posons nos pénates et contemplons un magnifique coucher de soleil, réputé parmi les plus beaux du Québec, tout en ingurgitant trop de guimauves sur un feu de plage.

Le lendemain : vélo. Le réseau cyclable fait 45 km sur poussière de pierre, longeant le lac et la rivière Péribonka. Quand le soleil tape, l’appel de la mer… oups, du lac, devient irrésistible. Nous n’avons qu’à débarquer de nos bécanes, et plouf dans l’eau ! Mon coup de cœur: la Traverse du delta, portion de la piste cyclable qui coupe le parc en deux. On y circule dans une impressionnante tourbière, loin des foules du secteur plage.

Sur cette presqu’île plate comme la Belgique et regorgeant de milieux humides vivent en abondance les castors – des adeptes du camping en hutte – et les orignaux. Le roi de nos forêts y est d’ailleurs quatre à cinq fois plus abondant que dans les territoires avoisinants. On le croise surtout au lever du jour, à l’ouest du km 6. « En septembre, pendant le rut, les observations se font par dizaines », soutient François Guillot, directeur du parc. Malheureusement, étant en mode vacances, nous n’avons pas eu le courage de nous lever aux aurores. Va falloir revenir…

En bref

Du camping sauvage au bord de l’eau et une piste cyclable en pleine nature de 45 km

ATTRAIT MAJEUR

Les plages à l’infini

COUP DE CŒUR

La Traverse du Delta

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