PRÉSENTÉ PAR TOURISME GASPÉSIE
Destinations | Québec

La Gaspésie au long cours

La Gaspésie, c'est “le” terrain de jeux parfait pour s’initier aux grandes expéditions avec nuitées en refuge.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Osez les zecs des Laurentides

Avis aux canoteurs, kayakistes, randonneurs et adeptes de vélo de montagne et de gravelle, c’est le temps de défricher ces territoires naturels que sont les zecs.

Le kite /// Rafales de joie au nord du Québec

Éparpillées sur la glace fondante d’une baie près de la réserve crie de Mistissini, des dizaines de voiles multicolores sont prêtes à décoller. Déjà, plusieurs cerfs-volants virevoltent dans le ciel bleu sans nuages du printemps. Leurs propriétaires impatients se font tirer dans un incessant ballet qui tournoie en attendant le signal du départ.

«Nous sommes un groupe de 27 personnes des quatre coins du Québec venues s’amuser dans la grande nature, tous des tripeux de ski cerf-volant. Tout le monde attend que je donne le go pour qu’on puisse traverser le lac», dit Denis Bigeau, un des organisateurs de cette grande aventure qu’est la Route des vents. Au programme, rien de moins que la traversée du grand lac Mistassini, à quelque 800 km au nord de Montréal.

Nous sommes arrivés la veille au soir, après une journée entière de transport (les participants vien­nent pour la plupart du sud du Québec). Devant nous, une véritable mer intérieure de 2335 km2. Vu de haut, le lac Mistassini ressemble à une trace de griffe au centre du Québec. Orienté du sud-ouest au nord-ouest, il mesure 161 km de long pour une largeur d’une vingtaine de kilomètres.

Des arpents de glace
Sous un soleil radieux, nous nous élançons. Ma maigre expérience de «kiteux» tire profit des conditions parfaites d’un vent constant aux trois quarts arrière, d’une surface gelée mais fondante sur laquelle peuvent mordre les car­res des skis et, surtout, d’un cerf-volant ParaskiFlex. De conception québécoise, ces cerfs-volants permettent de s'initier facilement à ce sport. Ce n’est pas le cas des cerfs-volants à boudin, certes plus puissants mais combien plus complexes à maîtriser.

«L’objectif, c’est de traverser le lac d’un bout à l’autre», précise Paule Gagnon, enseignante à la maternelle et passionnée de ski cerf-volant. En cette première journée, le but est d’atteindre la pourvoirie Osprey, sise sur une île au milieu du lac et à 80 km de notre point de départ. En chemin, il faut faire attention au courant créé par un rétrécissement du lac qui rend la glace moins épaisse. D’énormes crevasses allant jusqu’à deux mètres de largeur cisaillent aussi la surface uniforme sur laquelle nous glissons. Il faut alors nous arrêter et trouver un pont naturel pour ne pas sombrer dans le grand bleu.

Après une bonne nuit dans ce camp de pêche haut de gamme ouvert spécialement pour l’événement, nous nous préparons pour une longue deuxième journée: un aller-retour jusqu’à l’autre bout du lac, soit plus de 150 km de kite!
Le mercure a baissé sous le point de congélation. La surface du lac est dure et glacée, presque sans neige. Vu la force plus soutenue du vent, nous déroulons des voiles plus petites. Comme la veille, une trentaine de voiles multicolores prennent leur envol et tirent avec elles de petits humains sur une paire de planches.

Pleins gaz!
«C’est vraiment un plaisir de se déplacer avec la seule force du vent et de couvrir quand même de grandes distances», confie Denis Bigeau durant le lunch sur une île.

Avec une friction réduite au minimum par la surface glacée, les pointes de vitesse dépassent parfois les 60 km/h. Les motoneiges des accompagnateurs surchauffent par moments et peinent à suivre le rythme des cerfs-volistes sur skis. L’orientation du vent permet à ces derniers de s’aligner directement sur le bout du lac, à 80 km du camp. Aucun virage n’est nécessaire… sauf celui à l’extrémité du plan d’eau, pour revenir. D’ailleurs, le retour est plus pénible, avec la lumière du jour qui faiblit et la fatigue qui se fait sentir.

Tous se rassemblent pour le repas du soir. Les visages sont radieux, les anecdotes abondent, comme les rires et même les cris de joie. «On avait quatre jours pour traverser le lac, lance Paule Gagnon, et on l’a fait en deux jours! Incroyable!»

Puisque l’objectif est atteint, le troisième jour sera consacré à des sorties plus pépères, ce qui n’empêche aucunement quelques cerfs-volistes d’ajouter 80 km au compteur. Les plus actifs auront atteint 330 km de ski cerf-volant en 4 jours, même si le vent nous a lâchés après 20 km le quatrième jour. Il était tombé 15 cm de neige lourde en ce 9 avril 2010! •

Repère
Information et inscription auprès d’Escapade boréale : 418 770 8351
ou [email protected]
– Paraski Boréal à Chibougamau : 418 770-8342
– Paraski Flex : www.paraskiflex.ca
– Tourisme Baie-James à Chibougamau : 1 888 748-8140
ou www.tourismebaiejames.com