Publicité
Été, Québec, Vélo

L’île d’Orléans pour les épicuriens

02-03-2015

L’île d’Orléans pour les épicuriens
L’île d’Orléans est sans aucun doute une des destinations champêtres par excellence de la Belle Province. Pour aller à la rencontre de cette perle rare un peu figée dans le temps, rien de tel que d’enfourcher sa bécane pour une virée épicurienne. L’île est bordée par le chemin Royal (route 368), qui en fait le tour. Et quel tour! Le panorama est d’une telle magnificence qu’il mériterait une appellation contrôlée.

La rive nord de l’île enchaîne une suite de perspectives avec comme toile de fond la chaîne de montagnes laurentiennes, alors que la rive sud laisse voir une belle plaine côtière qui se perd dans l’horizon infini de l’estuaire du Saint-Laurent. Le parcours en soi n’est pas ardu, mais ce n’est pas plat comme une crêpe. Et le facteur vent n’est pas à négliger. La pointe ouest de l’île, la plus escarpée, représente la partie la plus exigeante, avec une grimpette frôlant le kilomètre. Sinon, la route épouse les flancs légèrement ondulés de l’île de Bacchus – ainsi nommée par Jacques Cartier lors de sa venue en 1535, en raison de la présence de grasses vignes.

Pour l’essentiel, la route se déploie dans un terroir riche et diversifié. La culture maraîchère prédomine, mais d’autres producteurs ont pignon sur route, dont un viticulteur et un producteur de cassis. Tout au long du chemin Royal, on croise aussi des boulangeries, des boutiques artisanales, des kiosques de fruits et légumes, des chocolateries et des endroits délicieux où s’arrêter pour casser la croûte ou siroter un bon et vivifiant café.

Pour vous reposer entre deux coups de pédale, allez tremper vos orteils à la plage municipale de Saint-Jean ou arrêtez-vous à la superbe halte aménagée de Saint-François, où est érigée une tour d’observation du haut de laquelle vous bénéficierez d’une des plus spectaculaires vues sur le Saint-Laurent. N’est-ce pas que ça met en appétit, tout ça?

42 milles de choses tranquilles
En raison de son important héritage culturel, l’île d’Orléans a obtenu en 1970 le statut d’arrondissement historique, en vertu de la Loi sur les biens culturels. Nombreux sont les artistes qui, de diverses façons, ont fait valoir les charmes de cette île si particulière dans l’histoire québécoise. Un de ses résidents les plus importants, qui a marqué de son sceau la béatitude de l’île, est évidemment Félix Leclerc, qui y a habité plusieurs années. Une de ses plus célèbres chansons est justement Le tour de l’île, où il s’épanche sur la douceur de ce lieu unique. Pour un survol de sa vie et de son œuvre, faites un saut à l’Espace Félix-Leclerc.
mrc.iledorleans.com et felixleclerc.com

REPÈRES
Le tour de l’île s’étire sur une distance
de 67 km. Si vous préférez écourter l’escapade, empruntez la bucolique
route du Mitan, qui traverse l’île perpendiculairement, entre Sainte-Famille et Saint-Jean. Le compteur affichera alors une quarantaine de kilomètres.
tourismeiledorleans.com

Comment s’y rendre: depuis Québec, prendre la route 138 Est jusqu’au pont de l’île d’Orléans. À vélo, optez pour la piste cyclable du Littoral, qui mène directement au pont (quebecregion.com). Vous pouvez stationner votre voiture à l’accueil touristique à Saint-Pierre.

Publicité