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Traversée de la Gaspésie : périple sur le chemin qui marche

14-02-2017

La houle et le frottement des glaces sur la coque du Vacancier aidaient (ou non) à grappiller quelques heures de sommeil lorsque l’interphone crachota la voix endormie mais étonnamment enjouée de Claudine Roy : « La tempête empêche d’accoster à Pointe-au-Pic. Rendez-vous au bar-salon, le capitaine va faire le point. » Il n’était pas encore 6 heures.

La fondatrice (avec Thierry Pétry) des Traversées de la Gaspésie (TDLG) n’avait enfilé qu’un cardigan aux couleurs de l’événement par-dessus son pyjama. Elle affichait néanmoins un calme désarmant. Elle en a vu d’autres. Alors qu’elle se résignait à annuler le parcours qui devait sillonner La Malbaie et que le commandant Langford annonçait que le cap serait mis sur Québec, les 250 participants, fort disciplinés, n’éprouvaient pas la moindre déception.

Car même si skis et raquettes n’allaient pas fouler de neige aujourd’hui, l’événement met de l’avant une telle chimie humaine que notre endorphine allait aujourd’hui plafonner autrement. Si la TDLG procure une incroyable dose de plein air et de dépassement, elle se distingue définitivement au chapitre des relations interpersonnelles qu’on y vit.

Voilà maintenant trois jours que la camaraderie et la fraternité avaient littéralement envahi le navire. Même chose au parc Forillon et dans la réserve faunique de Matane. Ça ne faisait que commencer. Heureuse coïncidence, les 15 ans de la TDLG tombaient pile avec les 375 ans de Montréal. Il n’en fallait pas plus pour l’aventure se transporte de la Gaspésie vers la métropole; et c’est « le chemin qui marche », comme les Premiers peuples nommaient le fleuve St-Laurent, qui allait lier les festivités, les trajets et, surtout, les participants.

Démesure et originalité
Cette idée un peu folle de skier et faire de la raquette partout au Québec, via une croisière en formule tout-inclus, semble pourtant naturelle aussitôt le pied mis sur le pont du CTMA Vacancier. L’époustouflante logistique, les innombrables attentions jumelées aux surprises se multipliant le long des parcours donnent à la TDLG une unicité démesurée.

Lorsque ces caractéristiques se juxtaposent à une virée nautique, une véritable fusion s’opère : « Il y a un aspect humain prédominant à chaque édition, précise Julie Synnott, qui en est à sa deuxième participation. Mais lorsque tous sont rassemblés sur le navire, dans une proximité complète, la magie opère pleinement. » Le mot est bien choisi : paysages, spectacles, conférences, ateliers, repas, gens… tout est absolument envoûtant.

À travers les splendeurs gaspésiennes, le gigantisme charlevoisien et les surprenants tracés de la capitale nationale et de la métropole, l’expérience alterne, comme chaque pas, entre découvertes et bonheur. En plus, toujours cette impression agréable de se faire… mener en bateau, tellement l’ambiance est constamment surréaliste.

Si certains lorgnent le Sud dès les premiers flocons tombés, c’est qu’ils n’ont peut-être pas considéré les vacances hivernales, permettant de vivre la saison plutôt que de la subir. La TDLG est sans aucun doute l’initiation à privilégier : accessible et enivrante, elle propose un épanouissement sportif couplé à des rencontres enrichissantes. À peine terminée qu’on sait déjà que, l’an prochain, nous répondrons présents.
 

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