Manger en pleine conscience

  • Adobe Stock

Peut-être le terme alimentation intuitive est-il déjà parvenu à vos oreilles ? L’approche que désigne ce terme est en opposition à la culture des diètes et vise, entre autres, à recentrer sur l’écoute des signaux de faim et de satiété pour guider l’alimentation et améliorer la relation avec les aliments et l’acte de manger.

Manger en pleine conscience, ou intuitivement, se rapproche un peu de la méditation. L’idée est de diriger son attention sur l’acte de manger, sur ce que les aliments font ressentir, d’observer avec curiosité et sans jugement ce qui émerge en soi au cours d’un repas. Dans cette approche, l’utilité des aliments dépasse largement leur seule valeur nutritionnelle : les aliments ont des bienfaits culturels, sensoriels et psychologiques. On y reconnaît que la faim n’a pas pour unique objectif le rassasiement corporel, qu’elle est également influencée par d’autres facteurs, comme les émotions, par exemple.

L’alimentation intuitive est basée sur les dix principes suivants :

  • Rejeter la culture des diètes
  • Honorer sa faim
  • Faire la paix avec les aliments
  • Cesser de catégoriser les aliments
  • Découvrir le plaisir de manger
  • Considérer la sensation de rassasiement
  • Vivre ses émotions avec bienveillance
  • Respecter son corps
  • Ressentir les bienfaits de l’activité physique
  • Honorer sa santé et ses papilles gustatives

Remarquez les notions évoquées dans cette liste : plaisir de manger, paix avec les aliments, décatégorisation des aliments en « bons » ou « mauvais ». Ces principes peuvent être déconcertants, puisque nous sommes constamment incités à ressentir de la culpabilité quand il s’agit de beignes mais à bien nous sentir concernant le brocoli. Cette vision de la nutrition nous conduit insidieusement dans le cycle de la restriction, de la compulsion et de la culpabilité : plus on se restreint à manger certains types d’aliments, considérés comme « mauvais », plus on risque de tomber dans la compulsion, c’est-à-dire d’en manger une grande quantité à certains moments, ce qu’on appelle des cravings, ou rages alimentaires. Ce genre de comportement s’accompagne très souvent d’un grand sentiment de culpabilité qui, en plus d’affecter l’estime de soi, mènera à davantage de restrictions. Et le cycle est reparti pour un tour.

 

CONTINUEZ LA LECTURE DE CE REPORTAGE EN VOUS ABONNANT DÈS MAINTENANT À GÉO PLEIN AIR.