Présenté par Tourisme Gaspésie
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La Gaspésie : Tout simplement extraordinaire !

C’est grand, c’est beau, c’est charmant ! Pourquoi autant?

La bataille de la Bonaventure

  • Crédit Cime Aventures

Une des plus belles rivières à saumon navigable de la province est le théâtre d’un conflit larvé opposant ses divers usagers. Au cœur de l’affrontement : des visions divergentes sur le libre accès aux plans d’eau du Québec.

Naviguer sur la rivière Bonaventure, qui se jette dans la baie des Chaleurs, en Gaspésie, constitue sans équivoque une expérience multisensorielle. Son eau émeraude en met plein la vue, ses abords sont assourdissants de tranquillité, ses rapides R1 et R2, comme Le Malin, chavirent l’estomac… Ces temps-ci, on y sent néanmoins une odeur désagréable : celle du torchon qui brûle. L’été dernier, l’entreprise Cime Aventures, connue pour ses descentes de la Bonaventure en canot, kayak, planche à pagaie et radeau pneumatique, a intenté un recours judiciaire contre le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). En cause : un désaccord sur les restrictions de navigation imposées par le Ministère.

Au moment d’écrire ces lignes, au début d’avril, l’affaire était toujours devant la Cour supérieure. Contactées par Géo Plein Air, les deux parties impliquées dans l’action en justice ont refusé de la commenter. La demanderesse, Cime Aventures, s’est dite prête à en parler « lorsque le processus légal en question sera terminé ». Même chose pour la zec de la rivière Bonaventure, mandatée par le MFFP pour gérer le territoire et défenderesse dans ce dossier. Toutes deux ont cependant souhaité une saine cohabitation sur le cours d’eau – situation à l’origine de ce litige qui, finalement, déborde largement les frontières régionales. Et dont le dénouement pourrait changer la façon de gérer les rivières publiques au Québec.

Voyage dans le temps

Ce heurt prend racine dans plusieurs décennies de frictions entre deux catégories d’usagers de la mythique rivière gaspésienne, considérée comme l’une des plus limpides au monde. D’un côté, il y a les amateurs de plein air attirés par la beauté singulière de la Bonaventure, celle-là même qui a poussé Gilles Brideau à fonder Cime Aventures en 1989. L’histoire de ce personnage coloré est bien connue : parti de rien, il a mis sur pied une entreprise familiale qui allait transformer le visage du récréotourisme gaspésien. Son aînée, Élodie Brideau, occupe aujourd’hui le poste de directrice générale de Cime Aventures, qui emploie des dizaines de personnes.

 

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