PRÉSENTÉ PAR TOURISME OUTAOUAIS
Destinations | Québec

Le plein d’oxygène en Outaouais

Pour bouger et s’oxygéner, l’Outaouais est la destination plein air par excellence.

PRÉSENTÉ PAR RÉSEAU ZECS
Destinations | Québec

Passion plein air dans les zecs de la Mauricie

Parmi les 63 zecs du Québec, onze occupent les grands espaces forestiers de la Mauricie. C’est le temps de les explorer.

PRÉSENTÉ PAR TOURISME LOTBINIÈRE
Destinations | Québec

Fascinante Lotbinière

Actifs ou contemplatifs, bouclez vos ceintures direction Lotbinière.

Une épée de Damoclès plane au-dessus des sentiers

  • Photo Sébastien St-Jean

Les sentiers pédestres du Québec en terres publiques demeurent, à court, moyen et long terme, sous la menace des coupes forestières et de l’exploitation minière. Les acteurs du milieu en ont assez et réclament une vraie protection pour les infrastructures de plein air.

Depuis 2019, le parc régional Kiamika planche sur la création d’un nouveau pôle de développement de la baie Blueberry, qui comprendra pavillon d’accueil, campings, chalets et réseaux de sentiers pour la randonnée pédestre, la raquette et le ski de fond. La direction de ce parc des Hautes-Laurentides a reçu un financement public de 2,5 millions de dollars pour l’aménagement des infrastructures, qui sera enfin réalisé cet l’été 2024, après quelques années de retard en raison d’une pandémie mondiale.

Or, pendant que le parc fait du développement écotouristique avec de l’argent public, un projet de mine de graphite se développe à l’intérieur même des limites de ce parc de 184 km2. Le gisement Mousseau, de la firme ontarienne Northern Graphite, se trouve au lac Frasier, à 3 km à vol d’oiseau du secteur Blueberry. « Les activités de cette future mine sont totalement incompatibles avec notre nouveau pôle touristique quatre saisons, où l’on envisageait de faire de l’interprétation de la nature », soutient Marie-Claude Provost, directrice générale du parc depuis 2018.

Comme 17 autres parcs régionaux du Québec, le parc régional Kiamika, dans les Hautes-Laurentides, se situe sur des terres publiques. Sa direction n’a donc aucun pouvoir sur la gestion foncière, qui demeure sous la responsabilité du ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec (MRNF). Donc, à peu près n’importe quoi peut se passer à l’intérieur du parc, comme des coupes forestières et de l’exploitation minière, sans que la direction puisse y faire quelque chose. « Il faut être constamment aux aguets afin de minimiser l’impact des coupes forestières et du transport forestier sur notre territoire. J’y consacre presque la moitié de mon temps. Sinon, les conséquences peuvent être majeures, comme la détérioration des chemins forestiers, qui sont nos chemins d’accès », explique Marie-Claude Provost. Comme de raison, la minière prévoyait la construction de routes à travers le futur réseau de sentiers de raquette et de motoneige.

La raison de ce problème : les activités industrielles prévalent toujours sur les activités récréotouristiques sur les terres de la Couronne, qui couvrent plus de 90 % du territoire québécois et qui renferment la grande majorité de nos sentiers pédestres. « Bien que le réseau pédestre existe en terres publiques depuis des décennies, sa pérennité n’est jamais assurée. Les mécanismes actuels ne garantissent pas leur survie », prévient Grégory Flayol, directeur général adjoint de Rando Québec, la fédération sportive qui veille au développement et à la pérennité de la randonnée pédestre au Québec.