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Skier sans se ruiner

Ski La Tuque sort le grand jeu pour séduire les amateurs de glisse résidant à plus de 100 kilomètres de la montagne.

Le feu remis en question

  • Crédit Simon Diotte

Depuis déjà plusieurs années, l’état de la santé de la planète me préoccupe. Désormais, c’est clair : les humains ne peuvent plus vivre dans l’insouciance. Chaque geste que nous faisons à un impact à long terme. S’il est difficile de modifier le système, il est cependant assez simple de changer certains comportements. Un des exemples qui me vient en tête, ce sont les feux de camp.

Depuis des années, les Québécois sont obsédés par les feux. Dès qu’ils arrivent à un campement, les flammes crépitent avant même que la tente ne soit dressée. Ça boucane à qui mieux mieux sans que personne ne profite véritablement de la chaleur et de l’ambiance générée par les flammes. J’ai l’impression que la principale activité de bien des campeurs, c’est de faire des feux à longueur de journée.

La fumée des feux de camp, si naturelle soit-elle, est toxique. La combustion du bois dégage de la boucane composée d’une centaine de substances toxiques, dont des particules fines, du monoxyde de carbone, des composés organiques volatils, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des oxydes d’azote et d’autres produits irritants. Plusieurs de ces substances sont cancérigènes. Un campeur qui fait un feu, OK, c’est bon, mais des centaines de campeurs en même temps, dans un même camping, ça devient un problème.

J’ai longtemps pensé que le camping se mariait très bien avec le feu, comme le glaçage avec le gâteau ou le bagel avec le saumon fumé. Or, un séjour en tente aux îles de la Madeleine m’a fait prendre conscience du contraire. Face au vent madelinot, il était impossible de maintenir un feu en vie. Pendant plus d’une semaine, nous avons vécu en famille des soirées sans flambage.

Plutôt que de nous irriter les yeux en regardant les flammes danser et de manger des guimauves calcinées, nous avons joué à des jeux de société et contemplé le ciel étoilé. Résultat : nous avons eu plus de fun et davantage d’interactions. Depuis, je me suis délivré de ma dépendance au feu en camping. Et je me questionne de plus en plus : faut-il perpétuer cette tradition qui date de la préhistoire ? Je lance le débat dans un reportage à lire ici