Des souliers de course au banc d’essai

Les souliers traditionnels

par_luc belley

Ils sont toujours aussi populaires, et toujours en constante et rapide évolution. Le problème: faire un choix parmi les innombrables modèles proposés.

Profil du testeur: Luc Belley
Taille:
1 m 82
Poids: 71 kg
Type de pied: neutre (universel), largeur moyenne
Foulée: de 170 à 180 pas par minute
Fréquence de course: 2 ou 3 fois par semaine (une sortie sur deux avec séances d’intervalles)
Distance: de 9 à 12 km par sortie (jamais plus de 20 km); fait de 8 à
10 compétitions par an, principalement en duathlon (distances de 7,5 à 15 km)

Choix des chaussures
Devant la quantité faramineuse de chaussures de course traditionnelles offertes sur le marché, j’ai dû faire mon choix en fonction de critères précis. D’abord, ma physionomie (et particulièrement mon type de pied) m’a dirigé vers des modèles pour coureur neutre (ou universel). Exit, donc, les chaussures plus adaptées à un pronateur ou à un supinateur. Ensuite, les modèles devaient se trouver facilement en boutique spécialisée, sans avoir à visiter trois magasins avant de les dénicher. Ces mêmes boutiques m’ont d’ailleurs guidé soit vers les modèles les plus populaires, soit vers des grands classiques, soit vers un nouveau modèle très attendu.

Une seule paire de ma sélection sort un peu du lot, car elle ne correspond pas vraiment aux critères que je viens d’énumérer: la Diablo Max, de Tecnica, pour la course en sentier. Même si elle est peu connue, j’ai sélectionné cette chaussure à cause de sa «philosophie» différente, totalement à l’opposé du courant minimaliste.

Qu’est-ce qu’une chaussure traditionnelle?
Trois caractéristiques définissent une chaussure traditionnelle. Premièrement, l’amorti, qui est assuré par la semelle intermédiaire à l’aide de matériaux absorbants (de l’EVA pour la très grande majorité). Cet amorti sert à protéger les muscles, tendons et autres articulations des chocs répétés de la course sur les surfaces dures. Comme la course en sentier se pratique sur des surfaces plus molles et variées, les manufacturiers ont tendance à minimiser l’amorti sur ce type de chaussure. Mais même pour les adeptes de la chaussure traditionnelle, on considère souvent que «trop d’amorti tue l’amorti». En effet, trop d’amorti aura tendance à rendre la semelle plus instable et plus «molle».

Deuxièmement, la chaussure traditionnelle tient compte de la forme de l’arche du pied pour offrir un soutien différent selon que le coureur est pronateur (arche du pied basse), supinateur (arche du pied haute) ou neutre (universel, équilibré). Le principe veut donc que différents modèles soient conçus pour différents types de pieds.

Troisièmement, il faut considérer ce qu’on appelle couramment le drop, c’est-à-dire l’inclinaison ou la différence de hauteur entre le talon et le devant du pied. Peu connue (et peu communiquée), cette valeur constitue pourtant une des différences fondamentales entre la chaussure classique et la minimaliste. Alors que cette dernière tend vers un drop nul ou zéro (comme un pied nu!), la classique peut présenter des valeurs supérieures à 10 mm (allant parfois jusqu’à plus de 14 mm).

Un drop réduit (et donc plus proche de la position naturelle du pied) associé à un amorti raisonnable, serait-ce la solution pour concilier les avantages de la chaussure traditionnelle et ceux de la minimaliste? Plusieurs fabricants de chaussures classiques semblent le penser, car la tendance va clairement vers une diminution du drop chez plusieurs d’entre eux, notamment Asics, Saucony et New Balance.


Critères d’évaluation
Amortissement (ou amorti): capacité d’absorption des chocs.
Confort: degré d’aération, ajustement (par rapport à mon type de pied, qui est très standard).
Dynamisme: capacité de la chaussure à retransmettre l’énergie.
Maintien du pied: capacité de la tige à maintenir le pied en place sur la semelle d’usure.
Stabilité: capacité de la chaussure à maintenir le pied bien appuyé sur la semelle, sans torsion excessive de la cheville.


Critères d’évaluation
Adhérence: capacité de la semelle d’usure à ne pas glisser en terrain technique
(roche, terre, sable, terrain abrupt, mouillé, etc.).
Amortissement (ou amorti): capacité d’absorption des chocs.
Confort: degré d’aération, ajustement (par rapport à mon type de pied, qui est très standard).
Dynamisme: capacité de la chaussure à retransmettre l’énergie.
Maintien du pied: capacité de la tige à maintenir le pied en place sur la semelle d’usure.
Protection du pied: degré de protection (semelle et tige) contre les cailloux et autres objets qui pourraient blesser le pied.
Stabilité: capacité de la chaussure à maintenir le pied bien appuyé sur la semelle, sans torsion excessive de la cheville.

Conditions du test
Toutes ces chaussures ont été testées sur une distance globale comprise entre 60 et 100 km, et certaines l’ont été durant une compétition. Le parcours d’essai des chaussures pour la course sur route comprenait plusieurs petites montées (et descentes) raides et de belles lignes droites (sans panneau d’arrêt!), parfaites pour les grandes vitesses.

Quant aux chaussures pour la course en sentier, elles ont eu droit à deux parcours: un vallonné et très roulant en terre battue, avec un passage très rocailleux, et un autre difficile et technique, avec des montées très raides, de nombreux obstacles à franchir et une section avec des pierres très pointues. Idéal pour évaluer la traction, la stabilité et, à long terme, la durabilité… Pour tous les essais, le même genre de chaussettes (minces) a été utilisé.

1 Les notes sont attribuées sur une échelle de 1 à 5, 1 étant médiocre et 5 étant plus que parfait! L’addition des notes attribuées pour chaque critère d’évaluation donne la note finale. Cette note finale ne reflète pas nécessairement tous les paramètres. Les commentaires sur chacun des modèles vous en apprendront davantage pour choisir votre paire de souliers de façon éclairée.


/// Asics Gel-Excel33
Note: 84 %

Habitué aux Asics depuis des années, j’y ai retrouvé mes sensations habituelles, avec un brin de fermeté en plus. Bon compromis entre la chaussure de course pure et la chaussure d’entraînement avec plus d’amorti. Très légère sur la balance, ça se sent aussi en course. Bon dynamisme, peu importe le rythme, et ventilation moyenne. Le drop apparent semble plus faible que celui annoncé. Très polyvalentes, ce sont des chaussures à l’aise tant à l’entraînement qu’en compétition. D’ailleurs, elles ont passé le test avec succès durant une compétition!
Poids pesé: 650 g la paire en pointure 10,5
Drop : 10 mm
Prix: 170 $


/// Mizuno Wave Rider 15
Note: 72 %

L’amorti de cette chaussure est assez faible. En contrepartie, la stabilité est très bonne. Le pied est solidement maintenu grâce aux six paires d’œillets de serrage. Peu dynamique à basse vitesse, la Wave Rider 15 s’anime franchement quand on augmente le rythme. L’aération s’est avérée excellente, même en pleine canicule. Le contrefort au talon est très rigide, ce qui contribue à offrir un excellent maintien. Dans les sorties de plus de 10 km, les chaussures m’ont paru «exigeantes», faites pour des jambes bien entraînées.
Poids pesé: 690 g la paire en pointure 11
Drop : 12 mm
Prix: 115 $

/// New Balance 1080v2
Note: 84 %

Grâce à la tige très bien conçue, ces chaussures sont des vraies pantoufles! Et les plus légères de ce test comparatif. Le contrefort est très rigide pour un excellent maintien du talon, et l’empeigne est très souple. Le serrage du pied est très bon, sans points de pression, et facile à doser. Très dynamiques, elles donnent de l’aisance même lorsque les jambes sont fatiguées. Testées en compétition, j’ai particulièrement apprécié leur confort et leur grande légèreté jusqu’en fin de course. Je ne craindrais pas de les porter pour de longues distances. Fait rare: ces souliers sont fabriqués aux États-Unis!
Poids pesé: 630 g la paire en pointure 10,5
Drop : 9,7 mm
Prix: 135 $

/// Brooks Cascadia 7
Note: 63 %

Un modèle classique de la course en sentier.
Polyvalent, il passe partout… mais n’excelle nulle part. La finition est remarquable, notamment grâce aux matériaux utilisés, comme le similinubuck. La semelle n’est pas très «agressive», mais se débrouille bien dans la plupart des circonstances. La boue est rapidement évacuée. Cette chaussure offre une faible protection sous le pied en terrain très rocailleux. Le contrefort ne serre pas suffisamment le talon, au point que celui-ci peut se déplacer latéralement sur la semelle d’usure. Pas très dynamique, sauf en montée. Confort et ventilation de haut niveau. Amorti moyen, et même un peu faible au talon. Un bon choix pour ceux qui courent sur une grande variété de terrains.
Poids pesé: 750 g la paire en pointure 10,5
Drop : 10 mm
Prix: 110 $

/// Salomon Speedcross 3
Note: 77 %

Super légères pour des chaussures de course en sentier, elles donnent envie d’aller vite, et même au-delà de nos possibilités! Très dynamiques, elles sont particulièrement agréables en montée. Les descentes tapent un peu dur, l’amorti semblant plus faible au talon. Le système de serrage à corde Quicklace de Salomon est très efficace. Ce sont mes préférées pour aller courir, malgré une ventilation déficiente, à mon avis, au point de les rendre inconfortables dans la chaleur de l’été. Avec leur traction impressionnante (même sur la glace!) et leur capacité de dégager rapidement la boue, elles sont faites pour les courses très rapides et la compétition.
Poids pesé: 650 g la paire en pointure 11
Drop : 9 mm
Prix: 130 $


/// Tecnica Diablo Max
Note: 71 %

Tout le contraire du minimalisme! La semelle est environ deux fois plus épaisse et bien plus large que celle de tous les autres modèles connus sur le marché. L’amorti est évidemment excellent, sans être excessif, et bien équilibré arrière/avant. Même si la semelle est élargie pour compenser la hauteur, la stabilité n’en pâtit pas trop. Bon confort général, mais la tige autour de la cheville est basse et raide, causant de l’inconfort dans les inclinaisons. De nombreux cailloux ont aussi réussi à s’insérer dans la chaussure. Maintien du talon un peu faible. La languette ne s’ouvrant que d’un côté est confortable et ne risque pas de faire de plis. Dynamiques en montée, et excellent amorti en descente. Bonne traction, même sur des roches humides. J’ai toutefois senti quelques heurts entre la semelle (élargie)… et le mollet opposé! Le concept général n’est ni meilleur ni pire que les autres, mais vaut la peine d’être essayé.
Poids pesé: 790 g la paire en pointure 11
Drop : 12 mm
Prix: 130 $

Les souliers minimalistes

par_emmanuel daigle

Ce type de chaussure pour la course à pied connaît un
engouement indéniable. Question de mode ou option à privilégier? Les avis sont très partagés.

Profil du testeur Emmanuel Daigle
Taille:
1 m 75
Poids: 73 kg
Type de pied: neutre (universel),
largeur moyenne
Foulée: de 175 à 180 pas par minute
Fréquence de course: de 5 à 7 fois par semaine
Distance: amateur de longue et très longue distance – la plus longue distance courue (sans arrêt) à ce jour: 93 km (toujours avec des chaussures minimalistes)

Qu’est-ce qu’une chaussure minimaliste?
Il y a de quoi perdre son latin quand on voit sur le marché l’offre de chaussures de course dites «minimalistes». Chaque fabricant semble avoir sa propre définition de ce type de soulier, et les termes anglais viennent souvent brouiller les cartes: light trainer, racer, flat racing, etc. En fait, un soulier minimaliste tend à se rapprocher le plus possible de la course pieds nus. La chaussure devient alors une protection du pied contre les agressions du terrain et le froid.

La chaussure minimaliste doit avoir le moins d’interface possible entre le pied et le sol (absorption minimale). Elle doit aussi avoir un coussinage le plus plat possible (l’épaisseur du coussinage au talon moins l’épaisseur du coussinage aux orteils = le plus près possible de… zéro). La différence d’épaisseur entre le talon et les orteils est communément appelée le drop. Et, finalement, la chaussure doit être la plus flexible et la plus légère possible.

Pour s’initier
Les chaussures Asics (Piranha SP3), Mizuno (Wave Universe 4) et New Balance (Minimus Road Zero) sont les plus coussinées parmi tous les modèles testés. Elles sont à la limite de la définition du minimalisme sur le plan de l’absorption. Ces modèles pourraient s’avérer d’excellents choix pour faire ses premiers pas vers une chaussure minimaliste.


Critères d’évaluation
Amortissement (ou amorti):
capacité d’absorption des chocs. L’absorption des chocs ne doit pas provoquer une perte d’équilibre ni de stabilité; l’amorti doit donc être minime.
Confort: degré d’aération, laçage, maintien du pied dans la chaussure
(par rapport à mon type de pied, qui est neutre, de largeur moyenne).
Flexibilité: capacité de la chaussure à respecter le mouvement naturel du pied.
Sensation de contact avec le sol: capacité de bien sentir le sol sans se blesser sur son relief (branches, cailloux, aspérités, etc.).


Critères d’évaluation
Amortissement (ou amorti): l’absorption des chocs ne doit pas provoquer une perte d’équilibre ni de stabilité; l’amorti doit être minime.
Confort: degré d’aération, laçage, maintien du pied dans la chaussure (par rapport à mon type de pied, qui est neutre, de largeur moyenne).
Flexibilité: capacité de la chaussure à respecter le mouvement naturel du pied.
Maintien du pied: capacité de la tige à maintenir le pied en place sur la semelle d’usure.
Adhérence: capacité de la semelle d’usure à adhérer au sol en terrain technique (roche, terre, sable, terrain abrupt, mouillé, etc.).
Protection du pied: degré de protection (semelle et tige) contre les cailloux et autres objets qui pourraient blesser le pied.

1 Les chaussures ont été pesées sur une balance électronique. Le poids indiqué ici correspond à une paire de chaussures de pointure 8 (mesure américaine) pour hommes.
2 Les notes sont attribuées sur une échelle de 1 à 5, 1 étant médiocre et 5 étant plus que parfait! L’addition des notes attribuées pour chaque critère d’évaluation donne la note finale. Cette note finale ne reflète pas nécessairement tous les paramètres. Les commentaires sur chacun des modèles vous en apprendront davantage pour choisir votre paire de souliers de façon éclairée.

Mise en garde importante
La chaussure minimaliste convient à presque tout le monde. Par contre, pour utiliser ce type de chaussure, une période de transition est absolument nécessaire pour adapter ses pieds et ses muscles à la nouvelle technique de course que cela exige. Cette transition, essentielle afin d’éviter les blessures, peut prendre plusieurs mois. N’hésitez pas à consulter un spécialiste de la course pour vous guider.

La chaussure minimaliste ne cause pas plus de blessures qu’une chaussure traditionnelle. C’est la progression trop rapide ainsi qu’une mauvaise technique de course qui accentuent le risque de blessures.

Pour tirer le maximum de vos chaussures, il convient de consulter un expert (par exemple, à La Clinique du coureur) pour faire évaluer votre patron de course et corriger votre technique. Vous arriverez à de bien meilleurs résultats, sans blessures… et avec le sourire.

Conditions du test
Les tests ont été effectués sur une assez longue période pour pouvoir identifier les qualités et les défauts de chaque paire de souliers. Puristes, sachez que tous les modèles de chaussures testés peuvent être portés pieds nus. Durant mes essais, j’ai cependant toujours porté des chaussettes, sauf pour le modèle Vibram FiveFingers TrekSport. Je me suis obligé à tester les souliers avec trois paires différentes: Rohner (modèle Silver Runner) et Balega (modèles Enduro Low Cut et Enduro Quarter).

Pour les chaussures de course sur route, j’ai couru sur l’asphalte ainsi que sur une piste cyclable en poussière de roche (parc linéaire Le P’tit Train du Nord). Pour ce qui est des modèles pour la course en sentier, j’ai couru sur des sentiers forestiers (conifères et feuillus) avec de bonnes montées et descentes, et des roches à plusieurs endroits. Ceux-ci ont tous été testés après la pluie, donc sur un terrain mouillé ou humide, afin de pouvoir évaluer l’adhérence de la semelle dans des conditions difficiles.


/// Asics  Piranha SP3
Note: 80 %

J’ai eu la chance de courir énormément avec ce modèle du fabricant Asics. C’est avec cette chaussure légère, confortable et bien aérée que j’ai réalisé mon défi de 93 km sans interruption, en plus de nombreux marathons. Pour les puristes, elle mériterait toutefois d’être un peu plus souple et plus près du sol. Mes bémols: sa conception du talon rend la semelle d’usure très fragile, et les lacets demandent une double boucle pour rester attachés. Mais elle se révèle un excellent choix pour une chaussure de transition vers le minimalisme.
Poids pesé : 246 g la paire en pointure 8
Drop : 4 mm
Prix: 160 $


/// Merrell  Road Glove
Note: 80 %

Cette chaussure très bien conçue s’ajuste parfaitement à mon pied. C’est probablement le modèle le plus durable parmi tous ceux que j’ai essayés. Si ce n’était de son poids, ce serait probablement une de mes chaussures préférées. J’ai senti une légère pression sous mon arche, qui est due à la conception (et non à un renfort); cela pourrait agacer certains coureurs. Voilà une chaussure qui devrait tout de même plaire à tous.
Poids pesé : 365 g la paire en pointure 8
Drop : zéro
Prix: 120 $


/// Mizuno  Wave Universe 4
Note: 87
%
Courir avec cette chaussure est un vrai charme. C’est le plus léger de tous les modèles testés. Très bien aéré et donnant une excellente sensation de contact avec le sol malgré son épaisseur d’absorption. Sur le plan de la durabilité, même problème que le Piranha SP3: le talon s’use très rapidement. J’ai l’impression que ce modèle a une durabilité moyenne. Pour ceux qui veulent courir le pied léger, c’est le choix par excellence. À noter: la pointure
8 US (mesure américaine), qui correspond chez presque tous les manufacturiers à 41,5 EU (mesure européenne), équivaut, chez Mizuno, à 40,5 EU.
Poids pesé : 214 g la paire en pointure 8
Drop : 5 mm
Prix: 140 $


///New Balance  Minimus Road Zero
Note: 77 %

J’ai adoré la languette de cette chaussure, car sa conception d’une seule pièce l’empêche de bouger! Bonne aération et excellente sensation au contact du sol. Par contre, il manque un peu d’espace pour les orteils. Fait à noter: c’est le seul modèle de ce test qui est offert en différentes largeurs. Avec son drop zéro, il convient très bien aux coureurs voulant faire une transition vers une chaussure minimaliste.
Poids pesé : 323 g la paire en pointure 8
Drop : zéro
Prix: 130 $


/// Vivobarefoot  Aqua Lite
Note: 80 %

C’est ce modèle qui répond le mieux aux critères d’une chaussure minimaliste. Le seul à avoir une semelle de confort amovible, ce qui permet d’arriver à une interface sol-pied de seulement 3 mm! Cette particularité en fait la chaussure parfaite à porter au quotidien comme transition vers le minimalisme. La semelle intègre un matériau résistant aux perforations. Ses points faibles: le manque d’aération et l’absence de bandes réfléchissantes pour le soir. L’espace pour les orteils est très grand, mais personnellement, je n’arrivais pas à faire un laçage adéquat pour un ajustement parfait à mon pied. Cette chaussure devrait convenir aux coureurs avec un pied assez «fort».
Poids pesé : 374 g la paire en pointure 8
Drop : zéro
Prix: 120 $

/// Merrell  Trail Glove
Note: 80 %

Très robuste et ajustement parfait! Le laçage est particulièrement solide et donne un sentiment de sécurité. L’aération est suffisante et l’espace pour les orteils est excellent. Petit point négatif: les lacets sont légèrement trop courts. La forme du talon est plus arrondie que le modèle Road Glove, ce qui rend la chaussure un peu plus instable pour certaines descentes techniques. Somme toute, c’est un excellent choix!
Poids pesé : 364 g la paire en pointure 8
Drop: zéro
Prix: 130 $


/// New Balance  MT00
Note: 78 %

Modèle ULTRA léger et finition avant-gardiste sans coutures. New Balance a voulu alléger la semelle en créant des espacements, mais ces petits trous accumulent la boue et rendent la chaussure très glissante. L’espace pour les orteils aurait pu être un peu plus grand, à mon avis, et des renforts sur les côtés n’auraient pas été de trop afin de protéger le pied dans les descentes rocailleuses. Cette chaussure plaira certainement à ceux qui recherchent la légèreté à tout prix.
Poids pesé : 241 g la paire en pointure 8
Drop: zéro
Prix: 130 $


/// Vibram FiveFingers  TrekSport
Note: 62 %

Évidemment, j’ai testé ce modèle pieds nus, sans chaussettes. Je me suis vite rendu compte qu’il n’était tout simplement pas approprié pour la course en sentier. Les petites branches dans la forêt restaient prises entre les orteils! Le sable a vite fait d’entrer dans la chaussure, causant de la friction et une sensation très désagréable. Enfiler ce modèle demande de la pratique et exige que vos orteils correspondent à la longueur prévue. Bref, je ne recommande pas du tout ce modèle pour la course en sentier. Par contre, il pourrait très bien convenir pour la course sur route.
Poids pesé : 302 g la paire en pointure 8
Drop: zéro
Prix: 100 $


/// Vivobarefoot  Breatho Trail
Note: 72 %

Un vrai char d’assaut avec des crampons mordant toutes les surfaces. La semelle possède une protection résistant à la perforation, et ce modèle vient avec une semelle de confort amovible qui accroît la sensation de contact avec le sol. Sans celle-ci, le volume général de la chaussure est modifié et, dans mon cas, l’ajustement s’en trouvait altéré. Le laçage ne m’a pas permis de bien maintenir mon pied dans la chaussure et rendait les descentes et les virages rapides très instables. Si vous avez un pied «fort» et que le poids de la chaussure n’est pas un critère important pour vous, ce modèle pourrait vous convenir.
Poids pesé : 501 g la paire en pointure 8
Drop : zéro
Prix: 100 $