Avec ou sans alcool ?

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Alors que la tendance est depuis un certain temps de s’abstenir de boire de l’alcool pendant tout le mois de février (Dry February), on voit naître des mouvements « sans alcool » sur de plus longues durées. Sans parler de l’offre de boissons désalcoolisées qui a explosé ces dernières années. Est-ce une bonne chose ? Devrions-nous à tout coup troquer la bière de fin de rando contre son homonyme non alcoolisé ?

On pourrait parler en long et en large des effets de l’alcool qui sont nocifs à long terme sur la santé. Attardons-nous plutôt spécifiquement à son effet lorsque consommé après une longue journée de randonnée, par exemple. Regardons notamment son incidence sur la récupération – aspect d’autant plus important à considérer si on enchaîne les journées de marche en montagne. Parmi les effets rapportés par la science, notons les éléments suivants :

  • La mise en réserve du glycogène (réserves d’énergie dans les muscles) diminue de manière indirecte : l’apport recommandé en glucides est moindre, car on remplace par exemple le classique lait au chocolat qui normalement nous aiderait à récupérer par une boisson alcoolisée au contenu variable mais souvent insuffisant en glucides.
  • La réparation des bris musculaires et la synthèse musculaire qui s’ensuit se voient toutes deux affectées par manque de protéines (encore la substitution du lait au chocolat !), nuisant ainsi aux adaptations visées par l’entrainement.
  • La qualité du sommeil est compromise (et donc la récupération que celui-ci permet).
  • La déshydratation est accrue : à la fin d’une activité physique, il n’est pas rare que notre état hydrique soit sous-optimal ; comme l’alcool accentue la déshydratation, il sera d’autant plus difficile de revenir au niveau d’hydratation souhaité.

Pour toutes ces raisons, la bière de fin de rando est-elle vraiment un bon coup ? Pour le moral, peut-être, mais pour donner une chance à son corps de bien récupérer, on ne peut en dire autant. C’est ici que les options sans alcool, voire les bières dites légères entrent en jeu. Il semblerait en effet qu’une bière sans alcool ou au faible taux d’alcool (de 2 à 3 %) puisse hydrater de façon semblable à un verre d’eau. Et l’ajout de sel améliorerait encore davantage la rétention par le corps du liquide bu, pour un meilleur état d’hydratation. Comme je me doute que l’idée d’ajouter du sel à votre bière ne vous charme pas, pourquoi ne pas servir celle-ci avec des bretzels salés et du même coup riches en glucides ? On se retrouve alors avec un duo fort profitable pour la récupération !

On retient donc que les boissons sans alcool ou faiblement alcoolisées (de 2 à 3 %) sont de meilleures options que les bières traditionnelles pour célébrer une longue journée de randonnée, contribuant positivement à la récupération. Pour bonifier celle-ci en même temps que la réhydratation, on dit oui aux boissons avec un peu plus de glucides, et on ajoute du sel en accompagnement. Comme quoi le plaisir a toujours sa place dans l’alimentation, surtout avec l’offre exceptionnelle de boissons sans alcool – et au bon goût – qui est maintenant sur le marché. À votre santé, et à votre récupération  !