À l’ombre de Sainte-Anne

Dans la région de la Côte-de-Beaupré, la station de ski Mont-Sainte-Anne monopolise depuis des décennies l’attention médiatique – pour le meilleur et pour le pire –, laissant dans l’ombre les autres attraits hivernaux du coin. Il est temps de remédier à la chose. Retirez vos grosses bottes de ski alpin et suivez le guide.

Quelques semaines avant mon séjour sur La Côte-de-Beaupré en mars 2021, j’apprends dans les nouvelles que la télécabine de la station Mont-Sainte-Anne n’est toujours pas en service près d’un an après plusieurs incidents ayant forcé son arrêt. Aucune date n’est annoncée concernant sa réouverture.

Les abonnés de la station de ski rouspètent. L’attente au télésiège, en cet hiver pandémique, est interminable. Ce problème mécanique se transforme en crise régionale. Un groupe de pression nouvellement formé, les Amis du Mont-Sainte-Anne, accuse le propriétaire de la station, Resorts of the Canadian Rockies (RCR), une compagnie établie dans l’Ouest canadien, de négliger la Belle de Beaupré.

Le message porte. Interpellé par le groupe de pression, le gouvernement du Québec entreprend en avril dernier des actions juridiques contre RCR afin de reprendre possession des terrains situés sur le pourtour de la montagne, où circulent les réseaux de ski de fond et de vélo de montagne – un conflit qui pourrait bien s’éterniser.